Tweets homophobes contre l'élu parisien Ian Brossat : les auteurs condamnés à de la prison avec sursis

 Tweets homophobes contre l'élu parisien Ian Brossat : les auteurs condamnés à de la prison avec sursis
SOCIÉTÉ

HOMOPHOBIE - Près de deux ans après la plainte de l'élu parisien Ian Brossat, les deux auteurs des tweets homophobes à son encontre ont été condamnés à deux et quatre mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris ce mercredi. Devant la justice, l'un des prévenus avait plaidé "l'immaturité et la bêtise".

Le verdict est tombé. Les deux trolls homophobes qui avaient insulté l'élu parisien Ian Brossat sur Twitter ont été condamnés ce mercredi à de la prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris. L'homme, seul présent lors du procès, a écopé de deux mois de prison avec sursis tandis que la femme s'est vu condamner à quatre mois de prison, également avec sursis. Comme l'avait réclamé l'avocat de l'élu communiste lors de sa plaidoirie, les deux condamnés devront également lui verser un euro symbolique.

Lors de son procès le 11 janvier dernier, cet homme au crâne dégarni, vêtu d'un costume-cravate noir et d'une chemise blanche, s'était retrouvé confronté à celui qu'il a insulté. "Mal réveillé" le matin de ses tweets (dont on ne connait pas la date exacte), il voulait, dit-il, s'en prendre à la politique sociale de la ville au moment de l'inauguration de plusieurs HLM dans le très chic 16e arrondissement de Paris, dont il est originaire. "Aucun rapport", lui avait alors rétorqué la présidente. La voix tremblante, il finira par plaider "l'immaturité et la bêtise".

Ian Brossat, "heureux" de ces condamnations

L'ajoint à la maire chargé du logement avait porté plainte en avril 2015 pour "injure publique en raison de l'orientation sexuelle". Il souhaitait "montrer que l'homophobie est une réalite". Sur Twitter, l'élu s'est dit "heureux" de ces condamnations. "C'est une victoire pour tous ceux qui sont confrontés à l'homophobie", a-t-il ajouté.

Dans une plaidoirie sous forme d'avertissement, l'avocat de Ian Brossat avait alerté sur les dérives de l'excès d'anonymat sur le web lors du procès. "Ils se cachent derrière des pseudonymes. Protégés derrière leurs ordinateurs, ces comptes anonymes se permettent des propos complètement désinhibés", s'était-il exclamé. Et de conclure : "La liberté d'expression n'est pas l'acceptation de tout. Il y a des limites !". "Twitter est un outil formidable, mais il sert aussi à ce déferlement de haine", avait de son côté regretté le procureur général.

Voir aussi

En vidéo

Procès pour des tweets homophobes : "Je souhaite que ça soit un procès utile", déclare Ian Brossat

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent