A Paris, des taxis en colère appellent à "la suppression des contrefaçons"

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REPORTAGE – Ce mardi matin, le Front de défense des taxis indépendants appelle les chauffeurs taxis à occuper la place de la République à Paris. Et ce "pour une durée indéterminée". Voici leurs revendications.

Trois files de taxis sont rangées autour de la place de la République. De quoi ralentir fortement la circulation et irriter les conducteurs pressés. Accrochée sur la statue centrale, une banderole clame : "Notre métier ou notre argent". Ce mardi 16 mai 2017, près de 50 chauffeurs taxis ont investi depuis six heures la célèbre place parisienne, répondant à l’appel du Front de défense des taxis indépendants.


"C’est la première action que l’on mène contre l’anarchie ambiante. Il y en aura d'autres, assure un chauffeur blond qui pensait que nous relevions les plaques d’immatriculation des taxis stationnés. Mais allez voir le chef du mouvement, il vous expliquera mieux que moi ce que nous revendiquons". Même son de cloche chez ses collègues manifestants, tous affublés d’un tee-shirt noir frappé des initiales de l’organisation et d’un poing fermé. 

Petit, crâne rasé et barbe épaisse, Khalid Essaadi est le représentant du mouvement contestataire. Lequel revendique "la suppression de toutes les contrefaçons de taxis qui ne payent pas de licences", à savoir les VTC, le covoiturage type BlaBlaCar et des Loti (*). Et s’ils n’y parviennent pas, Khalid et ses collègues militent pour obtenir "une garantie du rachat" de leur licence "à la valeur la plus haute. Ce qui serait un juste dédommagement face à la chute de notre chiffre d’affaires engendrée par cette concurrence". 


Chargé de réguler la circulation autour de la place, un policier agacé s’invite alors dans la conversation. Il prévient les taxis : "Bougez un peu vos voitures. Sinon faudra pas se plaindre si des Parisiens pressés vous foncent dedans". Pas de réaction chez les manifestants qui esquissent un sourire devant l’agent. 

De son côté, Khalid prend le micro pour faire un appel à ses confrères qui auraient garé leur véhicule dans une rue avoisinante. "Ramenez vos voitures sur la place. Sans voitures on est rien, il faut les montrer. La manifestation est déclarée, vous ne risquez pas d’avoir de PV". 


(*) Statut réservé aux chauffeurs professionnels transportant des groupes allant de deux à neuf personnes. 

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