Uber accorde (enfin) une protection sociale à ses chauffeurs en cas d'accident

SOCIÉTÉ

SOCIALE - La plateforme de VTC, en partenariat avec la compagnie Axa France, a annoncé ce mercredi le lancement d'une couverture sociale destinée à ses chauffeurs.

Le numéro un des plateformes de réservation de voitures de transport avec chauffeur (VTC) va accorder à partir de jeudi une assurance gratuite pour couvrir ses chauffeurs en cas d'accident pendant une course. Dans un communiqué commun, Uber et le groupe Axa France ont annoncé mercredi 25 octobre "le lancement d'une protection sociale en cas d'accident qui répond aux besoins spécifiques des chauffeurs indépendants partenaires d'Uber".

Après Deliveroo, en septembre dernier, la plateforme anticipe ainsi les obligations de la loi travail de 2016, qui oblige la plupart des plateformes à prendre en charge, à compter de janvier 2018, l'assurance volontaire acquittée par les travailleurs en matière d'accident du travail, ou un contrat collectif aux garanties équivalentes.

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Seul un chauffeur indépendant sur cinq bénéficie d'une couverture personnelle en France- Uber dans son communiqué.

Accessible sans condition, l'assurance d'Uber prévoit le remboursement d'une partie des frais de santé nécessaires après un accident à raison de 100% de la base de remboursement de la sécurité sociale pour les soins de ville et les frais d'hospitalisation (150% pour les prothèses dentaires et appareillages médicaux). Des indemnisations sont aussi prévues en cas de blessure entraînant une perte de capacité permanente ou une rente pour les proches en cas de décès, selon un barème dépendant du revenu net dégagé au cours des douze derniers mois.

Actuellement, "seul un chauffeur indépendant sur cinq bénéficie d'une couverture personnelle en France", selon Uber. "L'objectif est de contribuer à combler cet écart, afin de permettre à tous les indépendants qui choisissent Uber de conduire l’esprit serein", écrit la plateforme. 

Sous le feu des critiques ces derniers mois après avoir augmenté la commission prélevée sur chaque course, l'entreprise connaît des difficultés à recruter de nouveaux chauffeurs et cherche de son propre aveu à "rétablir la confiance" avec ses chauffeurs.

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