Un enfant de 6 ans reçoit une prothèse de main imprimée en 3D

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NOUVELLES TECHNOLOGIES - Un petit garçon né sans main droite a reçu une prothèse conçue grâce à une imprimante 3D. Ce modèle, qui coûte quelques dizaines d’euros, ne permet que quelques mouvements basiques mais il illustre l’apport de la technologie 3D dans le domaine médical.

Avec ses couleurs vives et son drôle d’aspect, on dirait un jouet. Un jouet qui va changer la vie de Maxence, tout de même. Le garçon, âgé de 6 ans, est né sans main droite. En cause, une agénésie, l’absence de formation d'un membre au cours développement embryonnaire. Mais, depuis ce lundi, le garçonnet dispose d’une main de substitution. Explications.

De quoi s’agit-il ?
“C'est un appareil qui se fixe sur le bras avec du Velcro et est destiné à des enfants qui ont un poignet et une paume, détaille son fabricant, Thierry Oquidam, interrogé par l'AFP. C'est la flexion du poignet qui va forcer la main et les doigts à se plier en tirant sur les tendons. Ce mécanisme, hypersimple, ne permet pas de faire des choses très précises, comme nouer ses lacets, mais permet de faire des choses enquiquinantes à faire quand on n'a pas de doigts, comme de la balançoire, de la trottinette ou attraper un ballon.” “L'optique, c'est de dire qu'il aura un outil en plus. Mais on ne sait pas s'il s'en servira beaucoup”, analyse son papa.

Pourquoi la prothèse coûte-t-elle si peu cher ?
Grâce à la technologie d'impression en 3D, ce type de prothèse ne coûte que 50 à 200 euros, selon la taille de la main. Si l'enfant la casse ou la perd, elle est donc facile à remplacer. Dans le cas de Maxence, ses parents n'ont rien déboursé puisqu'ils sont passés par l'association américaine e-NABLE, qui a déjà permis à de nombreux enfants de bénéficier de cette technologie dans les pays anglo-saxons.


Quelle différence avec une prothèse classique ?
Il ne s’agit absolument pas d’une prothèse médicale. "Maxence ne va pas subir de greffe, ni d’opération. La prothèse sera scratchée et il pourra l'enlever à la guise", explique sa maman, Virginie Contegal, à l’AFP. Et ses fonctionnalités sont beaucoup plus limitées que celles des modèles à plusieurs milliers d'euros. L'intérêt, d’après Thierry Oquidam, est vraiment le côté "fun" pour les enfants, qui ont davantage l'impression de se déguiser que de mettre une prothèse "moche" comme celles fournies par le circuit médical traditionnel. De plus, elle est extrêmement rapide à fabriquer  : imprimer toutes les pièces prend vingt-quatre heures, plus deux ou trois heures pour l’assemblage.

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