Un escort boy italien révèle la "double vie" d'une quarantaine de prêtres homosexuels

Un escort boy italien révèle la "double vie" d'une quarantaine de prêtres homosexuels

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LIVRE - Francesco Mangiacapra, un escort boy italien, a transmis au diocèse de Naples un dossier d'un millier de pages où il révèle la "double vie" d'une quarantaine de prêtres homosexuels. Il entend ainsi dénoncer "l’hypocrisie de l'Eglise".

Francesco Mangiacapra avait déjà fait parlé de lui en mars 2017. Cet escort boy italien avait à l'époque publié un livre, "Confessions d'un escort boy", où il racontait ses relations sexuelles avec des prêtres. En février dernier, n'ayant pas eu de réponse de la part de l'Eglise à son livre, il a transmis un dossier de 1200 pages au diocèse de Naples. Parmi les pièces jointes : des messages WhatsApp et des photos de pénis.


Le dossier concerne 34 prêtres et 6 séminaristes, assure l'escort, avocat de formation, au journal italien Catania Today. "Je veux expliquer tout de suite que mon geste n'est pas contre l'Église catholique, paradoxalement, c'est en faveur de l'Église", ajoute-t-il dans des propos relayés par Slate.

Dénoncer l'"hypocrisie de l'Eglise"

Francesco Mangiacapra dit ainsi vouloir "dénoncer l'hypocrisie" de l'Eglise et pour que "les gens arrêtent de prêcher la haine des homosexuels". Il veut aussi permettre à ces hommes d'être plus sincères vis-à-vis de leur sexualité, précisant que ce qu'il révèle ne relève pas de criminalité, mais du pêché.


Le journal Catania Today précise que les prêtes utilisaient beaucoup l'application Telegram pour prendre les rendez-vous et qu'ils avaient des relations sexuelles tarifées. "Le but n'est pas de faire du mal aux personnes mentionnées mais de les aider à comprendre que leur double vie, bien qu'elle semble pratique, n'est pas utile, ni pour eux, ni pour les gens qu'ils sont censés guider", précise Francesco Mangiacapra au journal italien.

Dossier transmis au Vatican

Du côté du diocèse de Naples, le cardinal Crescenzio Sepe assure que parmi les prêtres cités dans ce dossier, aucun ne réside à Naples. Il a transmis le dossier au Vatican et estime que ceux qui ont "erré doivent payer et être aidés à se repentir pour le mal qu'ils ont fait".

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