Un pacte entre Mohamed Merah et un lieutenant de Ben Laden ?

Un pacte entre Mohamed Merah et un lieutenant de Ben Laden ?

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ENQUETE - Un témoin, auditionné dans une tout autre affaire, a révélé que Mohamed Merah avait conclu une entente avec un haut responsable d'al-Qaïda, selon le Parisen.

Al-Qaïda et Mohamed Merah entretenaient-ils une liaison dangereuse ? Si depuis deux ans la réponse n'a jamais été clairement établie, les juges antiterroristes en charge du dossier viennent de recueillir un témoignage édifiant. Selon  Le Parisien qui révèle l'information, il s'agirait du "premier témoignage établissant des liens étroits entre le tueur à scooter et l'un des proches lieutenants d'Oussama Ben Laden".

C'est dans le cadre d'une autre affaire que Urynbazsar Munatov, un Kazakh soupçonné d'avoir croisé un autre apprenti djihadiste français a été interrogé au mois de décembre. Le jeune homme de 26 ans s'est en effet rendu de mars 2011 à juin 2012 à Miranshah, un camp d'Al-Qaïda perdu dans la zone tribale pakistanaise du Waziristan. A la fin de l'audition, "le témoin se voit présenter une série de photos parmi lesquelles la 'cible' des enquêteurs français", écrit le journal. Ces derniers glissent également, au cas où, un cliché de Mohamed Merah.

Entente

Le Kasakh le reconnaît immédiatement. Il dit s'être entretenu à son sujet avec Mouaz Garsalaoui, le chef du camp d'Al-Qaïda, un lieutenant de Ben Laden : "Il m'a dit qu'il s'appelait Muhammed Mira (sic), son deuxième prénom était Yussuf, il vivait aussi sur le territoire du Waziristan. Pendant un temps, il a vécu avec Mouaz à Miranshah". Selon le témoin-terroriste, les deux hommes avaient passé un pacte : "Si Yussuf entreprenait des actions, Mouaz les prendrait à son compte, c'est-à-dire comme ayant été organisées et exécutées selon ses directives." Un témoignage difficile à confirmer sans l'audition du fameux responsable d'Al-Qaïda. Mais Mouaz Garsalaoui est recherché par Interpol et la CIA et surtout, il aurait été tué par un tir de drone lors d'un raid américain au-dessus du Wariristan, en octobre 2012.

Quoi qu'il en soit, ces révélations ne changent pas la face de l'enquête mais donnent du crédit à la piste d'un soutien logistique au plus haut niveau de la mouvance jihadiste dans les tueries de Montauban et Toulouse qui avaient fait sept victimes en mars 2012.

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