Un syndicaliste de la RATP mis à pied pour "des propos injurieux" envers son supérieur dans un message (privé) sur WhatsApp

Un syndicaliste de la RATP mis à pied pour "des propos injurieux" envers son supérieur dans un message (privé) sur WhatsApp

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LITIGE - Alexis Louvet, un syndicaliste employé à la RATP, a été mis à pied jeudi pour une durée d'un mois suite à un message envoyé en privé sur WhatsApp. Soutenu par les militants CGT, il compte solliciter "les juridictions compétentes", tandis que l'inspection du travail réclame des informations complémentaires.

Il est accusé d’avoir tenu "des propos injurieux et insultants à l’encontre" de son supérieur. Alexis Louvet, syndicaliste du centre bus RATP de Rives Nord, à Saint-Denis (93), a été mis à pied un mois par sa hiérarchie pour avoir envoyé, dans le cadre d’une conversation privée entre collègues sur WhatsApp, un message peu élogieux au sujet du directeur de son lieu de travail, rapporte Le Parisien. L’employé est passé le 8 juin dernier en conseil de discipline après que ses employeurs ont pris connaissance de ce message, pourtant envoyé hors de son lieu et de son temps de travail. La sanction, elle, est tombée jeudi.


L'objet du litige a été envoyé le 2 mars dernier, alors qu’une grève se préparait au sein du lieu de travail d’Alexis Louvet, explique Le Parisien. Un machiniste avait alors créé un fil de conversation sur le réseau social WhatsApp, invitant une centaine de collèges à y participer. Le syndicaliste y laisse un message vocal virulent concernant le directeur de son dépôt et deux agents de maîtrise. Malgré ses excuses, le mal est fait. Ses employeurs lui promettent une sanction lourde. "Il y avait la fatigue, la tension. Sur le fond, je ne retire rien. Mais la forme et les propos ne me ressemblaient pas", expliquait-il au quotidien début juin, tout en dénonçant "une mesure de représailles" concernant son engagement syndical.

Privé de salaire pendant les 30 jours de sa mise à pied, le syndicaliste peut toutefois compter sur le soutien des militants de la CGT. Ceux-ci ont lancé une cagnotte pour l'aider financièrement et ont déjà récolté près de 450 euros.


Si la RATP dénonce des propos "inacceptables", Alexis Louvet ne compte pas se laisser faire. Il souhaite solliciter "les juridictions compétentes". L’inspection du travail a quant à elle réclamé des éléments d’information complémentaires à la direction.

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