L'association Ennocence lance Balancetonsite, plateforme pour signaler les sites dangereux pour les enfants

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ENFANT - L'association Ennocence a lancé mercredi 30 mai "balancetonsite.fr", une plateforme de signalement en ligne, à destination notamment des parents.

Images pornographiques, jeux addictifs, harcèlement... Face à la prolifération sur internet des contenus "inappropriés" et "dangereux pour les enfants", l'association Ennocence a inauguré ce mercredi la plateforme de signalement "balancetonsite.com", à destination notamment des parents.


Dans un communiqué, l’association déplore le fait qu’Internet, et en particulier les sites de streaming et de téléchargement illégaux, via des publicités et bannières envahissantes, exposent les enfants à tous types de contenus : "images et vidéos pornographiques, jeux addictifs, invitation à un chat, escroquerie, phishing, harcèlement".


La première exposition "se fait de plus en plus tôt", soit 10 ans en moyenne en 2017, regrette Ennoncence, qui prévient que les conséquences peuvent être "dramatiques chez certains enfants dans la construction de leur sexualité comme dans leur rapport aux autres". Le portail va donc permettre aux parents et "à tout internaute témoin d'une exposition" non voulue, de "le signaler de manière totalement anonyme". 

Une liste noire des sites de streaming illégaux

En pratique, il suffira d'entrer l'URL du site où est apparue la publicité et celui de la publicité en question, qui apparaît généralement sous forme de fenêtre "pop-up". L'internaute pourra également, s'il le souhaite, joindre une capture d'écran du contenu qu'il juge choquant. 


Ce portail vient "mettre en pratique le projet du gouvernement de constituer une liste noire des sites de streaming illégaux", assure Ennocence. Face au fléau du piratage, la ministre de la Culture Françoise Nyssen avait affirmé en avril qu'elle souhaitait établir une liste noire des sites de streaming illégaux, qui permettrait de les faire disparaître en bloquant leur accès ou en supprimant leur référencement. Mais l’association dénonce "l’inaction des pouvoirs publics" , et invite donc les internautes à agir, et indique qu’elle mettra "à disposition du ministère ses listes de sites et contenus signalés".

Des moyens plus puissants pour la justice

Dénonçant "la passivité des acteurs du web, qui refusent la plupart du temps de déréférencer ou bloquer l'accès aux sites" litigieux, elle indique avoir engagé de "premières actions en justice" contre "les sites de streaming et de téléchargement illégaux détectés", dont certaines ont déjà "porté leurs fruits".


Mais "il faut permettre à la justice de se doter de moyens significativement plus puissants pour éradiquer ce fléau de manière efficace", plaide-t-elle, demandant notamment au gouvernement de "compléter la loi pour que le ministère public soit officiellement chargé des poursuites contre les sites exposant à des contenus dangereux".

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