La Courneuve : une collaboratrice du maire suspendue après un tweet qualifiant de "martyr" le terroriste de Marseille

La Courneuve : une collaboratrice du maire suspendue après un tweet qualifiant de "martyr" le terroriste de Marseille

SOCIÉTÉ
TERRORISME - Une collaboratrice du maire PCF de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) a été suspendue après un tweet qualifiant l'auteur de l'attaque de Marseille de "martyr" et relativisant les actes de terrorisme, a annoncé mardi la mairie.

140 signes qui ont fait du bruit. Et conduisent à une suspension. A la Courneuve, en Seine-Saint-Denis, Sonya Nour, une collaboratrice du maire PCF, fonctionnaire territoriale, a été suspendue. En cause, un tweet publié ce lundi, dans lequel elle qualifiait l'auteur de l'attaque de Marseille de "martyr" et relativisait les actes de terrorisme. C’est ce qu’a annoncé la mairie, mardi.


"Quand un martyr égorge une femme et poignarde une autre là ça fait du bruit. Terrorisme, du sang, civilisation Bla Bla Bla...", avait écrit Sonya Nour dans un tweet publié au lendemain de l'attaque au couteau revendiquée par le groupe État islamique, qui a tué deux jeunes cousines à la gare Saint-Charles à Marseille. "Par contre que le terrorisme patriarcal nous tue tous les deux jours on l'entend moins votre grande gueule", a-t-elle ajouté. 

Ces propos ne méritent que la condamnationGilles Poux, maire PCF de La Courneuve

Gilles Poux, le maire PCF de La Courneuve, a vite réagi, dans un communiqué envoyé mardi net lui aussi publié sur Twitter : "Ces propos qui minimisent et banalisent des actes de terrorisme d'une sauvagerie inouïe ne méritent que la condamnation", a-t-il écrit. Il a ajouté avoir "décidé sans attendre de lancer une mesure disciplinaire accompagnée d'une suspension à effet immédiat à l'encontre de Madame Sonya Nour, en attendant que l'instruction administrative aboutisse".

Mardi, Sonya Nour, qui a bloqué son compte Twitter, a tenté une "clarification", via une tribune publiée sur sa page Facebook. Elle y explique notamment n'avoir pas voulu utiliser le mot "martyr" dans son acception la plus courante et avoir voulu dénoncer la différence de traitement entre les violences contre les femmes et les actes de terrorisme. "En France, nous avons l'équivalent d'un Bataclan chaque année pour les femmes (...) En quoi le crime dit ‘islamiste’ serait plus atroce que le crime de femmes par leur conjoint ou ex...?", a-t-elle écrit.

Avant de lancer, quelques heures plus tard, un autre post : "Je vous demande de l'aide. Je n'ai jamais fait d'apologie de terrorisme. Suite aux déferlements de haine des fachos, je viens de me faire suspendre de mon taf et je vais en conseil de discipline pour un statut Facebook."

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De son côté le porte-parole du Front national et conseiller régional FN Jordan Bardella a annoncé sur son compte Twitter avoir saisi le procureur de la République de Bobigny pour "apologie du terrorisme".

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