VIDÉO - Une soixantaine d'imams débutent ce samedi une "marche contre le terrorisme"

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EN ROUTE - Une soixantaine d'imams entament ce samedi 8 juillet une "Marche des musulmans contre le terrorisme". Ils feront étape dans les villes, en Allemagne, en Belgique et en France, touchées par des attentats.

Ils vont sillonner les routes d'Europe à bord d'un bus, pendant cinq jours. Ce samedi 8 juillet marque le coup d'envoi de "la Marche des musulmans contre le terrorisme", à laquelle participent soixante imams. Leur volonté ? "Eviter la montée de la haine et des affrontements intercommunautaires", suscités par la peur des attentats et un "sentiment de méfiance généralisée".


Ils démarrent donc dans la matinée, depuis les Champs-Elysées, après un hommage au policier Xavier Jugelé, tué au mois d'avril dernier. Direction ensuite Berlin, autre ville touchée par le terrorisme, et première étape de cette "marche des Musulmans". Viendront ensuite les villes de Bruxelles-Maelbeek, Saint-Etienne-du-Rouvray, Paris, Toulouse et Nice, villes touchées récemment par des attentats terroristes. Les soixante imams participant à cette initiative se retrouveront ensuite sur le Champ-de-Mars, pour la date du 14 juillet, avec des représentants des cultes juifs, catholiques, protestants et orthodoxes.

"Eviter la montée de la haine"

"La peur suscitée par les récents attentats génère un sentiment de méfiance généralisée et des manifestations racistes (...). Pour éviter cette montée de la haine et des affrontements inter-communautaires, il faut agir vite", précisent-ils par voie de communiqué. Au Parisien, Hocine Drouiche - qui fait partie de la délégation - estimait fin juin que "la phrase que beaucoup d'acteurs musulmans répètent, 'l'islam c'est la paix', n'est plus suffisante. Il faut agir sur le terrain pour contrer ce courant haineux, cet islam politique qui envoie un message de violence". 

Outre cet imam en délicatesse avec le CFCM depuis l'attentat de Nice, participeront également à cette marche Hassen Chalghoumi, le très médiatisé et controversé imam de Drancy, ainsi que Kemadou Gassama, imam à Paris. A l'origine du concept, on retrouve enfin l'écrivain juif Marek Halter, partisan du dialogue entre les religions.

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