Usmile, le réseau social qui promet de vous faire rire 5 minutes par jour

Usmile, le réseau social qui promet de vous faire rire 5 minutes par jour

ZYGOMATIQUES - "Si tu veux rire, viens avec nous." Telle pourrait être la devise de Usmile, tout nouveau réseau social lancé en janvier dernier par trois jeunes Français. Leur défi : faire rire, au moins 5 minutes par jour.

Rigoler, glousser, se gondoler, s'esclaffer. Il y a toutes sortes de rires. Et toutes sortes de bonnes raisons pour le faire. Sauf qu'en ces temps difficiles, on a peut-être tendance à moins le pratiquer. Alors Usmile , réseau social qui vient de se lancer, ambitionne de nous aider. "Usmile, c'est un réseau social 100% ondes positives, avec la garantie de rire au moins 5 minutes par jour", explique à metronews François Falk, l'un des fondateurs. "L'actualité ou les médias nous matraquent avec des choses tristes, lourdes, pesantes, les grèves, les attentats... On avait envie de créer cette petite sortie, bouffée d'air au quotidien. Notre devise, c'est : "Si tu veux rire, viens avec nous."

A la recherche du réseau social idéal

Derrière Usmile, trois étudiants français : François Falk, donc,Tristan Lemoine et Antoine Bouttier, partis étudier cette année dans tous les coins du monde : HEC à Montréal, aéronautique à Londres, commerce international au Royaume-Uni. Moyenne d'âge, 20 ans. Autant dire que les réseaux sociaux, ils baignent dedans. Sauf qu'ils n'y trouvent pas leur bonheur.

"On était tous partis de France, et on avait envie de garder contact, de continuer à se marrer. Mais on ne trouvait pas vraiment de réseau social qui nous convenait", raconte François à metronews. "A nous trois, on a fait le constat qu'on avait un changement de pratique dans les réseaux sociaux : on utilise de moins en moins Facebook, Snapchat, qui sont de plus en plus envahis par les médias. On voulait s'éloigner de cela."

"Suivre des gens qui ont le même humour que nous"

Les trois ont alors eu l'idée d'un réseau social basé sur l'humour. En s'inspirant du meilleur de chacun, évidemment. Et en rejetant ce qui ne leur allait pas. "Facebook est très centré sur l'image de soi, on y passer trois heures à stalker (scruter) des amis. Twitter, on ne suit que des gens connus", analyse François. "Là, le principe est de suivre des gens qui ont le même humour que nous."

L'idée lancée en juin 2014, a fait son petit chemin. François, Tristan et Antoine ont effectué une levée de fonds en septembre 2015, Usmile a vu le jour en janvier 2016. Sur le principe, le réseau social est fait pour y passer quelques secondes ou une minute, quand on y pense. Un réseau fait pour grappiller au passage la dernière vanne en date ou le super jeu de mot qui agite le réseau. Sur l'écran du smartphone défilent, suivant les comptes que l'internaute suit, une succession d'images, de Gifs, de bons mots.

"L'humour, ça bouge tout le temps"

Comme sur Twitter, chacun peut poster ses blagues. "Comme l'humour est très subjectif, les commentaires ne sont pas possibles", indique François. "Mais l'interaction passe par le fait qu'on peut taguer des gens, faire des ripostes, "liker" des bonnes blagues, mais aussi "winker" (clin d'œil, en anglais) en partageant la blague avec certains de ses amis."

Des posts jugés offensants peuvent être signalés, et enlevés. Mais François, de son prisme canadien, voit déjà les différences entre les cultures. "Des blagues qui vont faire énormément de débat en France, ne suscitent pas un commentaire en Angleterre, ou à Montréal, où les gens sont plus ouverts sur l'humour. Par exemple, lors du débat sur la loi Travail et le 49.3, quelqu'un avait posté le dialogue : 'Veux-tu coucher avec moi ? – Non. – 49.3 !' Certains ont vu ça comme une incitation au viol...." D'autres sujets sont plus consensuels. "Dans les tendances, les blagues autour de Donald Trump marchent très bien, tout comme celles autour de Game of Throne ou de l'Euro en ce moment. Mais ça bouge tout le temps !"

Objectif : 10.000 membres à la rentrée

Usmile revendique aujourd'hui environ 5 000 adeptes. "Ça a commencé avec nos réseaux proches, familles, amis d'amis, on a essaimé dans nos écoles respectives. Et ça continue à augmenter un peu chaque jour", raconte François. Fier, d'ailleurs, de constater que le vivier d'abonnés est très mixte. "C'est super, ça montre que ça plaît à tous. Alors que les autres réseaux sociaux sont assez 'sexistes'. Par exemple Pinterest parle d'abord aux filles."

Dans le viseur ? Atteindre les 10 000 comptes en septembre prochain. "On est en contact avec pas mal de producteurs, on voudrait essayer d'avoir des humoristes qui ouvrent un compte, pour attirer encore plus..." Et financer tout ça en aidant à mettre en lumière les humoristes, en géolocalisant les utilisateurs à qui les spectacles de leurs idoles seraient proposés quand ils sont dans le coin.

Bref, les trois déploient leurs idées tous azimuts. Et comptent bien se faire une belle place dans le monde des réseaux sociaux. "On sait qu'on est face à des mastodontes. C'est un super défi d'imaginer qu'on est un peu le réseau français qui concurrence les gros Américains !" Ils ont de l'humour ces Frenchies.

> Retrouver Usmile sur leur page Facebook par ici

> Application gratuite, téléchargeable sur smartphone. Site internet :  usmile.co

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