Vacances et Covid-19 : ce qu’il faut savoir avant de louer un logement cet été

Vacances et Covid-19 : ce qu’il faut savoir avant de louer un logement cet été

GARANTIES - Alors que les chiffres de l’épidémie grimpent à nouveau, les plateformes de locations veulent rassurer les vacanciers. Si un protocole de nettoyage commun a été défini, les conditions d’annulation diffèrent en revanche en fonction des sites.

Après plusieurs mois de restrictions sanitaires, de nombreux Français comptent sur les vacances d’été pour lâcher prise et profiter de leur liberté de circulation retrouvée. Mais alors qu’une quatrième vague épidémique pourrait se profiler dès fin juillet selon le ministre de la Santé, les plateformes de location de vacances sur Internet appellent voyageurs et hôtes à rester vigilants. 

Annulation, report et remboursement : à vérifier au cas par cas

Si la situation sanitaire venait à se dégrader et que de nouvelles restrictions étaient mises en place, les sites proposent différentes solutions de repli. “Il faut vérifier, avant de réserver, les garanties liées au Covid-19, pour éviter une déception”, conseille Dominique Debuire, président de l’Union nationale pour la promotion de la location de vacances (UNPLV), qui rassemble les principaux acteurs du secteur (Abritel, Airbnb, Le Bon Coin, Se Loger Vacances, CléVacances, etc). 

Après un décret du gouvernement lors du premier confinement, qui imposait de proposer un avoir en cas de séjour annulé, le gouvernement n’a pas pris de mesure du même acabit depuis, mais l’UNPLV continue à “encourager les plateformes à avoir des règles de souplesse”. Sur nombre de plateformes, impossible pourtant de solliciter le "cas de force majeure" pour annuler ou se faire rembourser un séjour en cas de nouvelle réglementation sanitaire : ce sont les conditions classiques de réclamation qui sont en vigueur. “Les hôtes déterminent des politiques d'annulation et de remboursement pour la plupart des maisons en location sur notre marché”, indique par exemple Abritel sur son site.

 

Certaines plateformes permettent toutefois d’identifier plus facilement les propriétaires qui proposent des conditions d’annulation souples. Sur PAP Vacances, certains hôtes proposent par exemple un contrat doté d’une clause spécifique : “Si finalement vous ne pouvez pas partir en raison des dispositions réglementaires mises en place par l'État, le propriétaire s'engage à vous rembourser les sommes déjà versées”, précise le site. Un label “Garantie remboursement Covid-19” permet d’identifier les quelque 200 annonces qui participent au dispositif. Les motifs valables pour recourir à l’annulation sont les “confinement, isolement, interdiction de déplacement”, mais pas la fermeture des “plages et restaurants” par exemple, au risque de devoir payer des arrhes. 

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Sur Airbnb, où “les conditions d'annulation sont définies par les hôtes et peuvent varier” d’après le site de la plateforme, un filtre permet de départager les annonces en trois groupes. Les locations “flexibles” proposent le remboursement intégral du tarif par nuit jusqu'à un jour avant la date d'arrivée, contre cinq jours pour les locations “modérées”. Quant aux locations “strictes”, un remboursement à hauteur de 50 % du tarif par nuit est possible jusqu'à une semaine avant la date d'arrivée.

 

Certains sites anticipent en revanche un éventuel reconfinement, comme CléVacances qui propose de rembourser à 100% une réservation en ligne, “en cas d’annulation de séjour en lien avec des restrictions de déplacement décidées par les autorités françaises, en lien avec le Covid-19”. De même, la Fédération nationale des gîtes de France s’engage à offrir, au choix, report ou remboursement du séjour “en cas de nouveau confinement ou de fermeture des frontières (hors frais de services et prime d'assurance)”, indique le site

 

Des précautions rassurantes, mais qui ne devraient toutefois pas se révéler utiles cet été, selon Dominique Debuire : “ces garanties permettaient de rassurer les vacanciers qui réservaient dès le mois d’avril, mais il n’y a aucune raison de les faire jouer pour la saison estivale”, affirme-t-il. 

Un protocole de nettoyage strict imposé aux hébergeurs

Quant à l’occupation des logements elle-même, les sites prévoient une marche à suivre quant au nettoyage et encouragent les gestes barrière. L’UNPLV a actualisé au début du mois de mai un protocole sanitaire rédigé en partenariat avec le prestataire de services à la personne O2 Care Services, commandé pour la première fois lors du premier confinement et consultable directement sur leur site.  

Un protocole régulièrement validé par les pouvoirs publics, d’après le président du réseau, avec une dernière validation en date par en juin dernier par le secrétaire d’État au tourisme. Destiné aux propriétaires de meublés de tourisme, il détaille une “méthodologie d’entretien” et précise, avec de multiples recommandations, les étapes de la désinfection des surfaces et les appareils à éviter (aspirateur, vaporisateur…). Le document rappelle que “le virus du Covid-19 peut rester viable et infectieux pendant plusieurs heures et jusqu’à plusieurs jours selon les surfaces (72 heures sur le plastique, 48 heures sur l’acier inoxydable, 24 heures sur du carton)”.

Les sites ne sont pas en mesure de vérifier que les propriétaires tiennent ces engagements, mais aucun voyageur n’a pour le moment fait remonter de réclamation auprès des plateformes, selon Dominique Debuire. “On ne peut pas être derrière chaque hébergeur, mais le meilleur contrôle, c’est celui du touriste", souligne le président de l’UNPLV. "Il n’y a pas de crainte à avoir, car le respect de ce protocole est un argument pour les hébergeurs, nous leur faisons confiance.”  Par ailleurs, aucun coût supplémentaire ne devrait être facturé aux vacanciers. 

Plusieurs consignes concernent également les gestes barrières, que les hôtes doivent encourager chez les voyageurs. Le protocole recommande aussi aux hôtes “d’espacer le départ des derniers occupants et l’arrivée des nouveaux vacanciers de six heures”. “On travaille main dans la main avec les pouvoirs publics, les hôtes et les voyageurs”, assure Dominique Debuire. 

Le réseau Gîtes de France, de son côté, précise que son réseau de 42.000 propriétaires a reçu dès le premier confinement des “outils 'clés en main' présentant un protocole sanitaire complet et engageant”, qui respecte “l’ensemble des mesures d’hygiène préconisées dans le cadre de la pandémie”.

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