Pluies verglaçantes : qu'est-ce que c'est ? Nos conseils pour éviter la sortie de route

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MÉTÉO - Après le passage de la neige et de la vague de froid, place aux pluies verglaçantes, qui donnent souvent des sueurs froides aux automobilistes. LCI vous en dit plus sur ce phénomène et vous donne quelques conseils pour éviter la sortie de route.

Gare aux dérapages. Alors que la vague de froid - sur le point de laisser place au redoux - a provoqué une importante pagaille sur les routes, notamment sur l'A9, dans l'Hérault, dans la nuit de mercredi à jeudi, Météo France met en garde jeudi contre "un épisode de pluies verglaçantes" à venir. Un phénomène plus dangereux que la neige selon l'institut météorologique et surtout très redouté des automobilistes. LCI vous explique à quoi comment se forment ces perturbations aussi imprévisibles que dangereuses.

Les pluies verglaçantes apparaissent surtout lors de périodes de transition, "lorsqu’un redoux succède à un temps froid persistant", précise Météo France. L’air froid, plus dense, persiste alors dans les premières couches de l’atmosphère, au plus près du sol, tandis que l’air se radoucit en altitude. A ce moment-là, la pluie, formée par les nuages en altitude, traverse la couche d’air froid et se refroidit. Mais en cas d'absence de noyaux glaçogènes – autrement dit, de grains de matière permettant aux molécules d’eau de se déposer pour geler – la pluie reste liquide. Et ce n'est qu'au moment où elle rencontre le sol, où des noyaux glaçogènes se trouvent en quantité, que les gouttes gèlent instantanément, formant des plaques de verglas. "Par abus de langage, de la pluie à température positive qui gèle au contact d'un sol à température négative est également qualifiée de "pluie verglaçante".

Les bons réflexes à adopter

En cas d'alerte aux pluies verglaçantes, mieux vaut limiter au maximum ses déplacements. Car la moindre plaque de verglas peut vous mener droit dans le fossé. Quand bien même vous devriez prendre la voiture, appliquez vous à conduire avec rigueur et délicatesse. "Dès qu'il y a une baisse d'adhérence sur le sol, on va être beaucoup moins maître de sa trajectoire. [...] Parce que les distances de freinage sont plus longues, explique le journaliste automobile Jean-Rémy Macchia sur LCI. Donc il faut intègrer complètement  que les actions qu'on peut avoir sur le volant et sur les freins ne vont pas être suivis d'effets rapidement." Le respect de distances de sécurité suffisantes tout au long du trajet est donc primordial.


Le spécialiste conseille également une grande douceur avec les commandes de la voiture. "Pas de coups de volant, pas de gros coups d'accélérateur, pas de gros coups de frein. On conduit avec un œuf sous l'accélérateur et sous la pédale de frein".

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Si jamais votre voiture perdait son adhérence sur la route, ne paniquez surtout pas. "Le réflexe premier, c'est de se crisper sur le volant et de fixer le point sur lequel on ne veut pas aller : l'obstacle, le côté de la route ou la glissière de sécurité. C'est le contraire qu'il faut faire, affirme Jean-Rémy Macchia. Il faut, avec le regard, continuer de façon volontaire à regarder dans la bonne direction." Selon lui, vous auriez alors neuf chances sur dix que, guidés par votre regard, vos gestes vous évitent une sortie de route ou un accident.

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