Froid, neige, verglas : les conditions météo vous donnent-elles le droit de ne pas aller travailler ?

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EXCUSE – Avec la vague de froid et le retour du verglas, certains salariés s’interrogent : ces conditions météo constituent-elles une raison valable pour ne pas se rendre au travail ? Éléments de réponse.

De quoi donner envie de rester chez soi. Alors que la France connaît des températures glaciales, certains salariés préféreraient (largement) ne pas se rendre au travail dans ces conditions météo. En ont-ils le droit ? Le grand froid, le verglas ou la neige sont-ils une excuse valable pour ne pas aller pointer ? Quelles sont les règles en la matière ? 


Autant de questions auxquelles le blog de Maître Eric Rocheblave, avocat spécialiste du droit du travail, permet de répondre. "La neige et/ou le verglas peuvent être un motif de droit de retrait", explique le juriste, précisant toutefois, décision de justice à l’appui, que "l’enneigement de la chaussée doit être suffisant pour caractériser un état de force majeure empêchant tout déplacement". 

Un cas de figure prévu par le Code du travail

Mais comment s’exerce ce droit de retrait ? Un mail ou un coup de téléphone à l’employeur suffisent. Comme le détaille Eric Rocheblave, "l’article L 4131-1 du Code du travail a accordé au salarié le droit de se retirer de son poste de travail lorsqu’il a un motif raisonnable de penser que la situation de travail présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé". Mais gare aux abus : sans cas de force majeur, si la demande du salarié est considérée illégitime, les Prud’hommes peuvent être saisis. 

Pour éviter tous désagréments, une règle simple : prévenir son supérieur. "La neige et/ou le verglas ne dispensent pas le salarié d’informer dans les plus brefs délais son employeur de son absence", indique encore Eric Rocheblave, qui conseille également de rassembler tout élément pouvant prouver le danger de la situation. "Les retards et absences non autorisées ou non justifiées par des motifs légitimes, ainsi que l’inexécution des tâches confiées au salarié, constituent des manquements que l’employeur est fondé à sanctionner en vertu de son pouvoir disciplinaire." Mieux vaut, dès lors, ne pas risquer de rester chez soi. 

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