Compteurs Linky : un technicien agressé en pleine installation

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POLÉMIQUE - Lundi 31 avril, un installateur de compteurs Linky a été agressé à Bagnols-en-Forêt, dans le Var. Le technicien était en train d'installer un nouveau compteur chez un particulier.

La grogne contre les compteurs Linky n'en finit pas. Elle a même pris une tournure pour le moins brutale ce lundi. Et pour cause : un technicien de l'entreprise Insiema, prestataire d'Enedis, a été agressé par deux personnes à Bagnols-en-Forêt, dans le Var, alors qu'il était en train d'installer un nouveau compteur Linky chez un particulier. L'homme se trouvait alors à l'extérieur de l'habitation d'une cliente chez qui il intervenait, quand une voiture qui passait par là s'est arrêtée : deux personnes en sont sorties et s'en sont pris à lui, rapporte France Bleu Provence.

L'installateur a notamment reçu un coup de tête qui lui a valu des points de suture et une hospitalisation. Le directeur régional d'Enedis Côte d'Azur, Bernard Mouret, s'est dit choqué par cette agression qu'il a vivement condamnée. "Nous ne pouvons pas arriver à de telles extrémités, il ne s'agit que de technique, d'éléments économiques", a-t-il réagi. Il a indiqué, en outre, vouloir rencontrer le maire de la commune qui a pris un moratoire pour s'opposer à l'installation de compteurs Linky, précise France Bleu.

Une intrusion dans la vie privée ?

Le compteur électrique Linky, qui transmet les relevés de consommation aux fournisseurs, fait l'objet de polémiques récurrentes, notamment sur la protection des données personnelles, certains redoutant qu'il puisse favoriser une intrusion dans la vie privée. De nombreux collectifs du Var et des Alpes-Maritimes se sont formés pour s'opposer à leurs poses, des communes les refusent ou demandent des moratoires.

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Le nouveau compteur d'électricité Linky suscite la méfiance des communes

"Linky ce n'est pas Facebook, avait déclaré le cofondateur et PDG de Direct Energie, Xavier Caïtucoli, samedi 31 juin sur France Inter. Fin mars, la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) a reproché à Direct Energie de ne pas demander suffisamment clairement leur consentement à ses clients pour effectuer un suivi à la demi-heure de leur consommation, au lieu du suivi journalier.

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