Variants du Covid-19 : comment la police contrôle le respect de la quarantaine imposée aux voyageurs

Variants du Covid-19 : comment la police contrôle le respect de la quarantaine imposée aux voyageurs

CORONAVIRUS - Depuis le samedi 24 avril, la police effectue des contrôles au domicile des voyageurs rentrant d'Inde, du Brésil, du Chili, d'Afrique du Sud, d'Argentine, et de Guyane, où le variant brésilien se propage rapidement. Objectif? Voir s'ils respectent la quarantaine désormais imposée.

Ils se présentent chez les voyageurs de manière inopinée pour vérifier leur présence au domicile. Depuis samedi, les policiers se voient attribuer une nouvelle mission : contrôler le respect de la quarantaine désormais imposée à toute personne en provenance d'Inde, du Brésil, du Chili, d'Afrique du Sud, d'Argentine, et de Guyane. Le but : faire face à la menace des variants du Covid très présents dans ces cinq pays.

Cette quarantaine d'une durée de dix jours  autorise une sortie quotidienne, entre 10 heures et midi. Le reste du temps les voyageurs de retour doivent demeurer chez eux. Tout individu ne respectant pas la règle de "l'isolement covid" pourra se voir infliger une amende de 1 000 euros à 1 500 euros en fonction des majorations.

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La mesure plutôt bien accueillie

Dans la capitale, plusieurs contrôles ont été effectués tout au long du week-end. Lisa, étudiante de retour du Brésil et domiciliée dans le 16e arrondissement de Paris accueille plutôt bien cette nouvelle consigne. "On revient quand même d'un pays à risques. J'aurais été étonnée et même énervée qu'on ne soit pas contrôlés, confie-t-elle à LCI. Je suis isolée dans une partie de l'appartement et mes parents dans l'autre". 

"Dans les dix jours de leur quarantaine, tout le monde devra être contrôlé au moins une fois, assure un gradé de la préfecture de police de Paris à l'AFP. Mille euros d'amende, c'est quand même assez dissuasif".

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Une "bataille contre les variants"

Avec ces contrôles annoncés systématiques, la France a durci de manière assez radicale son processus de quarantaine. Auparavant, les voyageurs venant de pays extérieurs à l'Union européenne devaient simplement déclarer sur l'honneur leur engagement moral à rester confiné pendant sept jours, sous peine d'une amende de 135 euros.

Grâce à ce tour de vis, le gouvernement espère contrôler les variants plus contagieux du virus, apparus notamment en Afrique du Sud, en Inde et au Brésil. Un enjeu important, alors que l'exécutif maintient son calendrier de levée progressive des restrictions sanitaires pour le mois de mai. 

"Nous avons engagé la bataille contre ces variants, qui sont une menace face à laquelle nous devons nous protéger", a martelé Jean Castex, en déplacement dimanche à l'aéroport de Roissy. Le Premier ministre assure que "toutes les précautions sont prises" et que "les variants (sud-africain et brésilien) sont très peu nombreux et ont tendance à régresser".

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