100 ans du Code : Évelyne Dhéliat, François Lenglet et Frédéric Lerner repassent leur permis

100 ans du Code : Évelyne Dhéliat, François Lenglet et Frédéric Lerner repassent leur permis

RETOUR A L'ÉCOLE DE CONDUITE - Le code de la route fête ses 100 d'existence ce jeudi 27 mai. Mais après 30 ou 40 ans, se souvient-on encore de toutes les règles ? Pour le vérifier, trois personnalités chevronnées dans leur domaine ont accepté de le repasser.

Face à l'afflux croissant de bicyclettes et de véhicules automobiles - 350 en 1895, 53.000 en 1910 puis 333.000 en 1920 - était promulgué, le 27 mai 1921, le "décret concernant la réglementation de l'usage des voies ouvertes à la circulation publique". L'ancêtre de notre bon vieux code de la route qui imposait déjà la priorité à droite et le dépassement par la gauche. Cent ans plus tard, il est passé chaque année par 1,4 million de Français qui, au fil du temps, ont tendance à s'arranger avec les règles de conduite en vigueur. Sans compter ceux qui sont subitement frappés d'amnésie. Et vous, après 20 ou 30 ans de permis, seriez-vous encore capable de réussir cet examen ?

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Le 20h

Pour le savoir, le 20 h de TF1 a testé trois conducteurs d’expérience. Des pointures des mondes de la météo, de l'économie et de la chanson française qui affichent un impressionnant palmarès routier : Evelyne Delhiat et ses 52 ans de permis, François Lenglet qui a passé cette épreuve il y a 40 ans (l'état délabré de son papier rose en atteste), et Frédéric Lerner avec 30 ans de conduite au compteur.

Quelques frayeurs

Direction les rues de Paris et sa jungle urbaine. Et le premier à s'y frotter est François Lenglet. Sera-t-il aussi à l'aise sur quatre roues que face aux questions économiques du moment ? "Vous allez être impressionné !", lance-t-il tout de go. Mais à peine installé au volant, le journaliste a un premier coup de chaud. La voiture est automatique donc pas besoin de passer les vitesses, ce qui le met plutôt mal à l'aise. "Je n’ai pas l’habitude. Cela m’est arrivé, mais cela va compliquer un peu l’exercice", confie-t-il. Au bout de quelques minutes, première entorse au code de la route. "Attention c’est limité à 30 ici", prévient son passager, Olivier Boutboul, cofondateur d'Auto-Ecole.net. Et quelques kilomètres plus loin, c'est l'erreur fatale : à la sortie d'un rond-point, François Lenglet s’arrête au milieu de la piste cyclable. "Si on ne peut pas repartir, tu coupes la voie", lui lance son instructeur. 

De son côté, Evelyne Dhéliat commet une première erreur à une intersection. "C’est moi qui ai la priorité sur lui", assure-t-elle. "Eh non. C’est lui qui a la priorité. Il vient de la droite", lui répond Olivier Boutboul. Cette faute grave, heureusement sans conséquence, ne sera pas la seule.  À l'approche d'un passage piéton, l'instructeur est encore une fois obligé d'intervenir avec un freinage d’urgence. "Je regardais à droite et du coup, je ne l’ai pas vu", lance, penaude, la cheffe du service météo de TF1.

Au tour maintenant de Frédéric Lerner. Cet auteur, compositeur et interprète a collaboré avec de grands noms de la musique. 

Aujourd’hui sa partition est presque parfaite, y compris lorsque le danger surgit par la droite… dans son angle mort. Bilan de cette première étape pour nos as du volant : quelques frayeurs et quelques fautes d’attentions, mais un permis pour l’instant conservé.

13 fautes

Après la pratique, la théorie, l'étape la plus redoutée par nos cobayes. Certains ont passé l’examen avec un lecteur de cassette audio, ou avec des diapositives. Aujourd'hui, ce sont 40 questions qu'ils vont devoir valider sur des tablettes tactiles en 20 minutes. Et comme le code a été réformé en 2016, à la réglementation routière s’ajoute désormais la motorisation et la sécurité. On trouve donc désormais des questions du type : "Est-ce qu’un moteur chaud consomme plus ou moins  ?", ou encore, "Y-a-t-il plusieurs types de roue de secours ?" Résultat, nos candidats coincent un peu. Ce type de questions n’existaient pas il y a 30 ans. Frédéric Lerner galère quand François Lenglet lâche un simple "c’est dur".

À l'arrivée, 13 fautes. Une prestation qui les déçoit quelque peu. "13 fautes, ça pique. On a l’impression de ne pas avoir le droit de prendre la voiture en partant", avance Frédéric Lerner. Quand François Lenglet constate : "Ça me parait plus compliqué qu’avant. J’ai l’impression que cela s’est complexifié et probablement pour de bonnes raisons de sécurité routière", dit-il. Pour valider l’examen, ils auraient dû faire moins de cinq fautes. 

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Mais pour les spécialistes, ces résultats sont à relativiser. Ils n’avaient pas révisé et l’expérience joue en leur faveur sur la route. 

"C’est une prise de conscience que l’on ne maîtrise pas complètement toute la réglementation qui a encore une fois bougé et c’est intéressant pour cela. Cela nous rappelle aussi que conduire peut-être dangereux", conclut Benoit Storelli, le directeur d’Auto-Ecole.net.

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