24H en immersion avec un docteur de SOS Médecins

24H en immersion avec un docteur de SOS Médecins

La fédération SOS Médecins manque cruellement de bras. Et si les postes sont si difficiles à pourvoir, c'est que le métier est éprouvant. La demande, elle, a pourtant augmenté. Notre équipe a suivi l'un des 1 300 médecins qui se déplacent à domicile.

Si vous vous demandez à quoi tient le Dr Sébastien Chopin, c'est probablement à l'adrénaline. Cette nuit-là, dans cette maison de retraite, il est appelé pour une dame de 92 ans en détresse respiratoire. La patiente stabilisée, il se déplace vers un domicile à 30 km de là. Sur la route, le médecin doit aussi répondre à des parents inquiets pour leurs fils de 11 ans.

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Cela fait 15 ans que ce médecin urgentiste se déplace au chevet des patients. Il est l'un des rares à tenir aussi longtemps chez SOS Médecins. Beaucoup de ses confrères jugent l'activité trop contraignante et très peu rémunératrice. "J'ai 43 ans, à 22h20, je suis au volant de ma voiture. Je suis payé 3,50 euros de plus que le médecin qui est assis dans son cabinet, qui voit les mêmes patients. À un moment, ce n'est pas possible. Le plus dur pour moi, c'est que mes jeunes collègues ne veulent pas prendre la relève des visites à domicile", a-t-il déploré.

Aujourd'hui, cinq postes sur dix-huit restent désespérément vacants dans ce centre SOS. En sous-effectif, le docteur Chopin et ses collègues sont contraints de travailler nuit et jour plusieurs fois par semaine, alors même que l'activité n'a cessé de croître ces dix dernières années. En plus des urgences, une nouvelle patientèle leur donne de plus en plus de travail. Ces patients ne trouvent aucun médecin disponible. Pour continuer leur métier, les 1 300 médecins SOS de France demandent une revalorisation du tarif de la visite à domicile, de 35 à 37 euros, comme c'était le cas pendant une partie de la crise sanitaire.

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