VIDÉO - À Villeneuve-Saint-Georges, les riverains nettoient les déchets charriés par la crue pour éviter l'arrivée des rats

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POLLUTION - Les inondations charrient des déchets et potentiellement des produits toxiques. A Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, alors que la lente décrue a débuté, les habitants ont commencé à évacuer les déchets pour éviter l'arrivée des rats, comme en 2016.

Alors que la décrue a débuté en amont de la capitale, l'heure est au nettoyage. À Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, une des communes les plus touchées au confluent de l'Yerres et de la Seine, une eau maronnasse où flottent des déchets a envahi les rues de certains quartiers depuis le week-end dernier.


Profitant de l'acalmie, quelques habitants ont chaussé bottes et cuissardes afin d’évacuer les monceaux de détritus  charriés depuis plusieurs jours par les inondations. "On essaye de nettoyer, il faut éviter l’arrivée des rats, comme en 2016", explique un riverain.

Toujours en Seine-et-Marne, à Pomponne cette fois, la préfecture a dû procéder à l'évaculation de 9 tonnes de déchets dangereux, dont 700 kilos de déchets cyanurés. La préfecture précise que "les déchets les moins dangereux ont été laissés sur place en hauteur ou dans des cuvettes de rétention hors d’atteinte des eaux de crue" et que l’opération a été financée selon le principe du "pollueur payeur".

Amas de détritus et autres fragments de plastique

Un an et demi après les inondations de 2016, la ville du Val-de-Marne a encore dû évacuer une partie de ses habitants, piégés par la montée de l'Yerres depuis dimanche dernier. Dans ce quartier, 150 personnes ont été évacuées et sont hébergées dans des gymnases de la ville, selon la préfecture du Val-de-Marne.


Dans la capitale, alors le niveau de la Seine devrait atteindre son pic maximal dans la nuit de dimanche à lundi, des amas de déchets et autres fragments de plastiques flottent à la surface, et s'entassent sur les terrasses submergées par l'eau du fleuve. "Il faudra entre une semaine et 10 jours pour que la Seine retrouve son niveau normal", a déclaré Rachel Puechberty, responsable en chef du pôle hydrométrie du ministère de la Transition écologique et solidaire, interrogée par LCI. Il sera alors temps de commencer le grand nettoyage.

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