VIDÉO - Qu’est-ce que l’IGPN, la "police des polices" ?

ZOOM - Elle a rendu cette semaine ses premières observations dans "l’affaire Théo", l'interpellation brutale d'un jeune homme de 22 ans en Seine-Saint-Denis. Pour l’IGPN, le geste de l’agent mis en examen pour viol était involontaire. Pourtant, celle que l’on surnomme "la police des polices" ne prend pas toujours le parti les forces de l’ordre.

Elle embarrasse parfois le ministère de l’Intérieur dans ses enquêtes et est redoutée par tous les agents de France.

L’Inspection Générale de la Police Nationale, c'est en quelque sorte la police qui enquête sur... la police.


Créée en 1986 par Charles Pasqua, le ministre de l’Intérieur de l'époque, l’IGPN regroupe alors l’IGS, l'inspection générale des Services à Paris et l’IGPN, l'inspection générale de la Police Nationale en charge des régions. Ses missions sont claires : contrôler les différents services de police, améliorer leur fonctionnement et sanctionner les fautes professionnelles de agents de police.

Quelques controverses

L'impunité policière en France est parfois pointée du doigt par plusieurs ONG internationales. En 2009, Amnesty International publiait ainsi un rapport  dans lequel elle déplorait l'absence de poursuites judiciaires après des bavures policières.

L'ONU avait également mis en lumière des dysfonctionnements dans les procédures de sanction des agents de police auteurs de fautes professionnelles.


Récemment dans "l'affaire Théo",  dans laquelle un jeune homme, hospitalisé en raison de graves blessures, dit avoir été victime d'un viol avec une matraque télescopique par un policier, l'IGPN a conclut à un "geste accidentel". Une thèse retenue par le procureur, mais que le juge d'instruction n'a finalement pas suivie, estimant que le policier devait être mis en examen pour viol.

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L'affaire Théo

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