Agressions, insultes, menaces : le ras-le-bol des maires

Agressions, insultes, menaces : le ras-le-bol des maires

Cette année, plus de 800 maires ont été agressés, menacés, molestés, le plus souvent pour des motifs futiles. Nous avons rencontré quelques-uns d'entre eux.

À chaque retour sur un ancien parking, son altercation lui revient à l'esprit. Il y a un mois, Jean-Michel Legrand et plusieurs élus intervenaient un terrain municipal. Des gens du voyage tentaient d'y installer illégalement leur véhicule. Le maire réclamait alors une pièce d'identité et recevait en retour un coup de poing au menton. Son adjoint, lui, était poussé au sol. Cinq jours d'interruption de travail et des séquelles psychologiques.

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Lorsque nous leur avons demandé s'ils réagiraient de la même façon en y repensant, la réponse est "non". "Je ne défendrai plus la cause. Je n'irai plus au front", déclare Gérald Grez, adjoint (DVG) en charge des sports à Auchy-les-Mines. "On n'est pas élu pour ça. On se présente, on veut travailler pour notre commune, pour nos habitants, mais on ne s'attend pas à recevoir des coups un jour et être bousculé", ajoute Jean-Michel Legrand.

Les agressions ou les menaces sur les élus sont devenus de plus en plus fréquentes. Rien qu'au premier semestre cette année, 842 ont été recensées, parfois même jusqu'au domicile privé des élus. En juin dernier, le maire de Sénas a découvert en plein nuit son véhicule incendier, pour le deuxième fois en un an.

TF1 | Reportage M. Desmoulins, W. Rouze

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