VIDÉO - Goûter des enfants : pourquoi il ne faut surtout pas le zapper (et comment le composer)

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JE VEUX MON 4 HEURES ! - L’année scolaire va débuter, et avec elle la traditionnelle question du goûter : faut-il, oui ou non, en glisser un dans le cartable de nos enfants ? Et si oui, que faut-il leur donner pour en faire une pause équilibrée ?

Le goûter est-il en perte de vitesse ? En tout cas, il a moins la cote, révèle une enquête du Crédoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie) réalisée en mai 2017. Même si ce moment reste ancré dans les habitudes alimentaires des jeunes Français, de nombreux enfants et adolescents sautent ce repas. Ainsi, relève le Crédoc, les adolescents "étaient encore 12 % à le bouder totalement" en 2016.

Et pourtant, la pause goûter est recommandée par le Plan national nutrition santé (PNNS). Elle doit couvrir environ 10 % des apports nutritionnels quotidiens, contre 25 % pour le petit déjeuner, environ 35 % pour le déjeuner, et 30% pour le dîner. Pas question, donc, de négliger ce repas !

Pourquoi le goûter est-il si important ?

Après une longue journée d'école, votre enfant a besoin de reprendre des forces avant de commencer ses devoirs ou ses activités extra-scolaires. Le repas de midi est déjà loin et celui du soir n'est pas pour tout de suite, alors pour résister au coup de fatigue, mais aussi aux chips et aux bonbons en attendant de passer à table, il vaut mieux qu'il fasse une vraie pause après les cours, soit entre 16 h et 17 h 30. 


"Toutefois, ne laissez pas la collation s'éterniser, conseille la nutritionniste Florence Foucaut. L'idéal, c'est qu'il y ait au moins deux heures avant le dîner afin que l’enfant n’ait pas l’appétit coupé. Sinon, il faudra prévoir le soir un menu plus léger". Et contrairement à une idée reçue, les enfants qui goûtent ne prennent pas plus de poids que ceux qui n'avalent rien à 16 heures. "Cela s'explique par le fait qu'avec ce repas supplémentaire, les calories sont mieux réparties sur la journée. Encore faut-il proposer un goûter équilibré et bannir le grignotage ! Aux parents d'être vigilants..."


Par ailleurs, prendre un goûter, c’est aussi s’accorder au quotidien un moment de retrouvailles avec l'un de ses parents ou avec ses frères et sœurs. "On en profite pour faire le point avec son enfant sur ce qui s'est passé durant sa journée d'école", poursuit la thérapeute. "Cela doit être un instant privilégié et non un repas que l'enfant prend dans son coin, devant ses jouets ou un écran d'ordinateur. On peut aussi le donner sur le chemin du retour de l'école ou au parc".

Quel goûter proposer à votre enfant ?

Selon les recommandations du PNNS, le goûter doit se composer de quatre types d'aliments qui vont apporter les glucides, protéines, vitamines, fibres et calcium nécessaires à votre enfant :


• Un produit céréalier (pain, biscottes, céréales ou biscuits peu gras, au choix) qui apporte l'énergie nécessaire au bon fonctionnement des muscles et du cerveau. 

• Un produit laitier (lait, yaourt nature ou peu sucré, ou fromage), riche en calcium et en protéines indispensables à la croissance. 

• Un fruit ou un jus de fruit, source de fibres et de vitamine C. 

• Et une boisson (de l'eau de préférence), si votre enfant n'a pas bu un verre de lait ou de jus de fruit, nécessaire pour se désaltérer.


"On évite donc les sodas et boissons sucrées qui doivent être consommées de façon exceptionnelle, ainsi que les goûters industriels (barres chocolatées, biscuits fourrés au chocolat, madeleines, viennoiseries, bonbons...), plus gras et sucrés que les produits céréaliers recommandés", avance Florence Foucaut, qui conseille de privilégier, si possible, les gâteaux faits maison et d'alterner goûters sucré et salé (avec du fromage par exemple ).


Pourtant, comme le constate le Crédoc, entre 7 et 17 ans, seulement un goûter sur quatre correspond aux recommandations officielles. Chez les plus jeunes, seules 31 % des collations des 3-6 ans respectent le repas idéal. Quant aux adolescents, leur goûter ne fait pas dans la panacée : "près d’un tiers ne contient pas de boisson et près de la moitié ne comprend ni produit laitier, ni fruit, ni produit céréalier". 

6 idées de goûter faciles à préparer

Sur le chemin du retour de l'école ou au parc :

- "Une offre large existe pour faciliter les goûters nomades (compotes en gourde, biscuits préemballés, yaourts à boire…). Néanmoins, quand on peut, il est préférable d'opter pour le goûter "maison", plus sûr au niveau nutritionnel. Côté environnement, il évite aussi les emballages, notamment en plastique", indique Laura Annaert, auteur d'un blog de cuisine Mamanchef et du livre A table ! 150 recettes faciles pour toute la famille (Editions Solar). Par ailleurs, privilégiez la praticité avec les gourdes recyclables et les boîtes à goûter".


A la maison :

- "On peut proposer un riz au lait (produit céréalier + produit laitier) et un fruit, ou encore un pain avec du chocolat + un jus de fruit et un verre de lait".


Si votre enfant a un gros appétit... ou ne mange rien à la cantine :

"Si l’enfant n’a pas de problème de poids, laissez-le goûter à sa faim, il régulera de lui-même son appétit, conseille Laura Annaert. Et s'il mange peu à la cantine, le goûter devra alors être un complément du déjeuner. Des idées : un petit sandwich au jambon blanc + un yaourt + un fruit  ou un jus de fruits ou un smoothie à la banane + quelques biscuits".

• Si votre enfant fait du sport après l'école :

- "On opte pour des fruits secs et 2 carrés de chocolat + une banane ou une barre de céréales + un yaourt à boire".


• Si votre enfant a beaucoup de devoirs :

- "Une tartine au caramel ou du pain complet beurré + un verre de lait + des fruits secs + un yaourt à boire feront l'affaire".


• Si votre enfant est fatigué :

- "Pour un goûter 'doudou', on choisit un chocolat chaud + des biscuits type Petit beurre ou un bol de céréales, ou bien une tranche de brioche + un verre de lait chaud au miel".

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