VIDÉO - Alpine renaît de ses cendres et dévoile la nouvelle A110, fidèle à sa mythique grande sœur

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CULTE - Elle est l'une des plus attendues du Salon de l'automobile de Genève 2017. La nouvelle A110, dont les premières ébauches ont été diffusées en 2016, marque le grand retour de la marque Alpine. Hommage à sa légendaire grande sœur des années 60, elle met en émoi les amateurs de bolides.

Vingt-deux ans après sa mort, Alpine renaît de ses cendres. La marque mythique d’automobiles sportives refait, en cette année 2017, une percée spectaculaire grâce à la naissance d’un petit bijou : la berlinette Alpine A110, qui sera présentée officiellement au Salon de Genève le 9 mars prochain. Son nom, ses formes, sa conception... Tout chez elle fait écho à sa grande sœur, née cinquante-cinq ans auparavant, en 1962. 


Créée par un petit constructeur à Dieppe (Seine-Maritime), la première A110 est devenue en quelques années le symbole des succès français en rallye. Dans les années 1960 et 1970, elle remporte de nombreuses compétitions. Si bien qu'en 1973, les meilleurs pilotes français roulent en Alpine. Mais après son rachat par Renault, la marque a peu à peu disparu, jusqu'à complètement s'évanouir du paysage automobile en 1995. Ce n'est qu'en 2012 qu'Alpine recommence à frémir, avec l'annonce d'une reprise de la production.

Un modèle rétro

Les premières ébauches de la nouvelle A110, présentées l’année dernière à Monaco, avaient déjà attisé les passions. Mais ce n'est qu'un an après, le 28 février dernier, que le PDG de Renault, Carlos Ghosn, a dévoilé les premières photographies officielles de la nouvelle Alpine. De la couleur bleu France à la nervure du capot avant en passant par le dessin de la lunette arrière, tout est fait pour rappeler l’A110 des années 70, alors pilotée par le pilote Bernard Darniche. Ce dernier, qui a remporté de nombreux trophées grâce à son bolide, dont le titre de champion du monde des rallyes en 1973, a d’ailleurs suivi de près la conception du nouveau modèle. 

Une technologie à la pointe

Mais si les lignes affichées sont bel et bien rétro, la technologie, elle, est à la pointe. Équipée d’un fond plat et d’un diffuseur arrière, l’automobile fera preuve "d’une excellente stabilité", annonce le constructeur. La structure en aluminium et les deux sièges baquets, eux, garantissent une certaine légèreté : 1080 kilos. Côté moteur, la filiale de Renault a longtemps entretenu le suspense. Mais selon les éléments dévoilés ce mardi 7 mars en conférence de presse, elle sera équipée d’un moteur 4-cylindres 1,8 litre turbo capable de développer une puissance de 252 chevaux. Il ne lui faudra pas plus de 4,5 secondes pour franchir les 100 km/h. L'intérieur, lui, se veut minimaliste et luxueux, habillé de cuir pleine fleur et d'éléments de structure en aluminium et en fibre de carbone.

Un prix fixé à 58.500 euros

Pour son assemblage, Alpine effectue un retour aux sources. Il se déroulera à Dieppe, fief de Jean Rédélé, le papa de la marque. Elle ne sera livrée aux 1.955 acheteurs, qui ont passé commande dès les premiers croquis, qu’en 2018. Le prix provisoire annoncé par la marque grimpe à 58.500 euros. Et pour ceux qui n'auraient ni la chance de pouvoir se l'acheter, ni celle de l'admirer à Genève, le premier showroom de la marque s'apprête à ouvrir à Boulogne-Billancourt, berçeau de l'industrie automobile et de la marque Renault.

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