"J’ai peur que demain, on nous oblige à vacciner nos enfants" : ces parents qui défilent dans les manifestations anti-pass

"J’ai peur que demain, on nous oblige à vacciner nos enfants" : ces parents qui défilent dans les manifestations anti-pass

VACCINATION - Ce samedi 14 août, près de 215.000 Français ont défilé contre la mise en place du pass sanitaire, lors d’un cinquième week-end de mobilisation. Parmi les contestataires, certains sont venus en famille : certains parents sont réticents à faire vacciner leurs enfants.

Semaine après semaine, le mot d’ordre reste le même : sur leurs pancartes, dans leurs chants, les manifestants clament "liberté". Cette dernière est, selon eux, bafouée par l’extension du pass sanitaire, en vigueur depuis le 9 août dans de nombreux lieux publics. Ils étaient 214.845 à défiler ce samedi 14 août en France, dont 13.900 à Paris. Parmi les manifestants qui ont battu le pavé dans les artères de la capitale, on trouve des gilets jaunes et des soignants, mais aussi des parents venus avec leurs enfants. 

Même ceux qui ne sont pas habitués des manifestations ont sauté le pas, comme David F., agent immobilier, qui ne se considère pas anti-vaccin mais refuse de vacciner ses fils contre le Covid-19. "Les enfants sont vaccinés avec des vaccins qui ont fait leurs preuves sur des dizaines, vingtaines d’années, donc on connaît les résultats sur le long terme, estime-t-il dans le reportage en en-tête. Alors que celui-là [contre le Covid-19], on y connaît rien."

"Touchez plus à nos enfants", scandent notamment les manifestants. Parmi les sujets d’inquiétude qui taraudent ces parents, l’accès à l’école. "J’ai peur que demain, on nous oblige à vacciner nos enfants sous menace de ne pas les prendre à l’école, par exemple", s’indigne Sophie B., une enseignante. "Maman c’est quoi la liberté ?", est-il inscrit sur la pancarte qu’aborde son fils.

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Pour elle, ce n’est pas dans la vaccination obligatoire des plus jeunes qu’une parade à la crise sanitaire pourra être trouvée. "Les classes sont bondées, avec 30 élèves, alors que depuis le début on nous dit qu’il faut diviser les effectifs, affirme-t-elle. C’est la seule solution pour ne pas fermer les écoles."

Sandrine S.L., directrice commerciale, redoute quant à elle que sa fille ne soit mise à l’écart dans son collège, car elle refuse de la faire vacciner. Et ce, même si son attitude pourrait faire courir le risque d’un nouveau confinement. "Se confiner ne nous amuse pas, mais savoir que lorsque l’on est vacciné, on peut avoir des conséquences en termes de santé soit dans l’année en cours ou les suivantes, il faut prendre ses responsabilités et assumer son devoir de parent", juge-t-elle. 

Malgré la promesse du gouvernement de ne pas rendre le pass sanitaire obligatoire à l’école, de nombreux manifestants assurent ne plus avoir confiance en l’exécutif. Et plusieurs familles devraient encore être dans les rangs des cortèges la semaine prochaine.

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