"Évidemment, ça fait marrer" : leur nom de famille est un aptonyme

"Évidemment, ça fait marrer" : leur nom de famille est un aptonyme

PSYCHOLOGIE – Certaines personnes ont un nom de famille en rapport avec leur activité. Ce sont des aptonymes. Un hasard ? Pas forcément selon l’autrice du "Petit dictionnaire insolite des aptonymes". Si vous vous appelez Mr Lecteur, cet article est fait pour vous.

Romain Leboeuf était-il prédestiné à devenir boucher ? Il se pose encore aujourd’hui la question. "C’est un avantage de s’appeler Leboeuf et d’être boucher. Tout simplement parce qu’au moins, on se souvient. J’ai des gens qui s’arrêtent devant la devanture et qui voient "Romain Leboeuf, artisan boucher", évidemment, ça les fait marrer", raconte-t-il. 

Un nom de famille qui a un lien avec le métier de la personne qui le porte, c’est un aptonyme. Il s’agit d’un néologisme québécois forgé sur les mots "apte" (approprié, qui convient) et "onyme" (le nom), selon la définition donnée par le grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française. 

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Romain Leboeuf connaît d’autres personnes dans son cas : "On a un collègue qui s’appelle Willy Taureau et j’ai même souvenir d’un collègue de mon père qui s’appelait Tulane". Bien sûr, les aptonymes ne sont pas réservés qu’aux bouchers. Ainsi, les journalistes de TF1 qui ont réalisé le reportage en tête de cet article ont tenté de contacter Mr Labrador et Mr Crinière, qui sont vétérinaires, et Mme Biberon, qui est sage-femme.

Certaines personnes plus connues ont aussi pour nom des aptonymes comme Edith Cresson, ancienne ministre de l’Agriculture, Benjamin Millepied, danseur, Mickaël Gelabale, basketteur ou encore Fabien Pelous, ancien joueur de rugby. 

Aptonymes : un hasard ?

Sandrine Campese aurait pu s’appeler Autrice. Elle a, entre autres, rédigé le Petit dictionnaire insolite des aptonymes qui recense, comme son nom l’indique, des personnes ayant pour nom des aptonymes. Est-ce toujours le fruit du hasard ? Pas forcément selon Sandrine. "Quand on pose la question aux principaux intéressés, ils reconnaissent que leur nom a joué un rôle dans leur carrière. Alors c’est le cas, par exemple, d’une commissaire divisionnaire qui s’appelle Hélène Dupif. Elle a déclaré qu’elle était très contente de porter ce nom et que si elle s’était appelée autrement, elle aurait peut-être fait autre chose", explique-t-elle.  

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Pour certaines personnes, porter un aptonyme, c’est un atout. En revanche, pour d’autres, le nom de famille est plus difficile à porter. C’est le cas de Laurent Piquemal qui est… infirmier. "Piquemal pique bien", sourit sa patiente. On parle alors de contraptonyme. "C’est pas de chance ! À l’école d’infirmières, il y avait la monitrice qui me disait 'vous n’avez pas choisi le métier qu’il faut quand même' et puis finalement 31 ans après, ça le fait", affirme-t-il.

Et si les noms de familles décourageaient les vocations, la France aurait dû se priver de trois médailles olympiques, mais heureusement David est très loin d’être douillet. 

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