"Je vous suggère de réfléchir à votre attitude" : le coup de gueule d'Alain Fischer contre un médecin refusant l'AstraZeneca

Le professeur Alain Fischer a été choisi par le gouvernement pour coordonner la stratégie vaccinale contre le Covid-19 en France.

CLASH - Alain Fischer, le "monsieur vaccin" nommé par le gouvernement, a tancé un médecin des Alpes-Maritimes qui refuse d'utiliser l'AstraZeneca pour ses patients.

"Permettez-moi de contester fortement ce message…" Alain Fischer, le "monsieur vaccin" du gouvernement, a décidé de répondre poliment mais avec fermeté à l'un de ses confrères. En cause ? Les doutes émis par ce dernier, docteur dans les Alpes-Maritimes, qui refuse pour l'instant de proposer à sa patientèle l'AstraZeneca.

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Covid-19 : le défi de la vaccination

Dans une vidéo relayée par France Bleu Azur, le docteur Julian Szepetowski, généraliste à Saint-Paul-de-Vence, a expliqué pourquoi il ne comptait pas vacciner ses patients. Il en est convaincu : le produit n'est "pas efficace sur les variants, anglais et sud-africain". Mais surtout, s'interroge le médecin, "si on le propose à nos patients, est-ce que plus tard on pourra leur proposer les futurs vaccins, type Johnson ou Moderna, qui eux seront plus efficaces sur les variants ? Avoir fait l'AstraZeneca est-il une contre-indication ? Cela nous pose problème et nous fait dire que, pour le moment, on ne le propose pas."

"Ce vaccin est de bonne qualité"

Critiquer ouvertement un vaccin prôné par le gouvernement, il n'en fallait guère plus pour irriter Alain Fischer. "Ce vaccin a montré un degré d'efficacité qui est équivalent à celui des vaccins ARN", a martelé, depuis son bureau, l'immunologue. Et de s'expliquer : "Il y a des données qui viennent d'être divulguées, notamment concernant l'ensemble des sujets vaccinés en Écosse, dont plus de 400.000 avec l'AstraZeneca, qui montrent un degré d'efficacité (…) de l'ordre de 90%. Ces résultats sont excellents. Et confirment les données des essais cliniques."

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"Ce vaccin est de bonne qualité, poursuit Alain Fischer. Il doit être utilisé, pour les personnels soignants, et les personnes âgées de 50 à 65 ans avec des comorbidités. Ces personnes ont besoin de vaccins. On ne peut pas retarder le processus de vaccination de façon infinie. Cela serait dommageable pour toute notre société." "Je vous suggère de réfléchir à votre attitude et de reprendre plutôt une position favorable à cette vaccination", conclut l'immunologue. À bon entendeur…

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