Attentat de Nice, un an après : le souvenir douloureux et vif des médecins

TÉMOINS DE L'HORREUR - Un an après l’attentat de Nice, qui a fait 86 morts et plus de 400 blessés, des médecins qui sont intervenus pour secourir les victimes racontent leur détresse face à l’horreur. Urgentistes, chirurgiens, psychiatres, certains étaient de garde, d’autres de sortie.

"On savait qu’un camion avait foncé sur la foule, on savait qu’il y avait des morts et des blessés". Un an après, la mémoire de l'horreur du 14 juillet 2016 est toujours vive dans le corps médical niçois. Ce médecin se souvient de "la vision d’horreur qu’étaient ces corps amassés, alignés, ces téléphones qui sonnaient dans le vide, ces messages qui défilaient sur leurs écrans." Et de poursuivre : "Des parents, des enfants qui étaient effrayés, qui appelaient leurs proches qui ne pouvaient plus répondre."


Un autre se souvient de la solidarité qui s'est "spontanément" mise en place durant cette soirée tragique : "J’ai vu beaucoup de blouses blanches ce soir-là, plein de gens venir spontanément. J’ai vu des gens qui n'étaient pas de l’hôpital venir se présenter en disant ‘est-ce qu’on peut vous aider ?’"

Un autre médecin se rappelle pour sa part de la difficulté de rassurer les proches de personnes qui étaient présentes ce soir-là sur la Promenade des Anglais. "Les gens sont perdus, se souvient-il, ils ne savent pas si telle ou telle personne a été touchée, ils sont en recherche d’informations que nous n’avons pas". Pour cet autre médecin, après cette soirée, "on ne vit plus normalement ; on est tous des êtres humains, et notre affect est touché également". Avant de conclure : "Personnellement, c’est vrai que j’y pense régulièrement. Tous les jours."

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