VIDÉO - Commémorations du 13-Novembre : l'apparition surprise des Eagles Of Death Metal

DEUX ANS APRÈS - Deux membres du groupe, dont le chanteur Jesse Hughes, ont pris part à la cérémonie qui s'est déroulée ce lundi midi devant la mairie du 11ème arrondissement de Paris pour le 2e anniversaire des attentats. Ils ont interprété deux morceaux avant de saluer les proches des victimes et ceux qui étaient présents à leur concert le 13 novembre 2015.

Une commémoration à leur façon. Deux ans après les attentats de Paris, les Eagles of Death Metal ont fait une apparition surprise ce lundi à Paris à la mi-journée, dans le 11eme arrondissement, où une cérémonie s'est tenue à l'appel de l'association Life for Paris.


Deux membres du groupe, le chanteur Jesse Hugues et le guitariste Dave Catching, sont montés sur la scène. Ils ont interprété deux titres, "Say a Prayer" et "I Love You All The Time". Deux morceaux dont l'interprétation a visiblement ému Jesse Hugues qui, les yeux embués, a quitté la petite scène en distribuant quelques roses blanches aux personnes présentes.

Jesse Hugues, persona non grata au Bataclan

Si elle n'était pas prévue au programme, cette apparition n'est guère surprenante. Déjà, le 13 novembre 2016, le groupe avait pris part aux cérémonies du 1er anniversaire des attentats. Tranchant avec ses nombreux propos polémiques tenus après les attaques, le chanteur aux lunettes à verres rouges était alors apparu recueilli et silencieux lors de la cérémonie devant la salle. Il avait été convié par les associations de victimes, comme tous les membres du groupe qui jouait au Bataclan le soir de l'attentat.


Un Bataclan où il n'est pourtant plus le bienvenu. Le 12 novembre 2016, la direction avait ainsi affirmé lui en avoir interdit l'accès ainsi qu'à son manager pour le concert de réouverture de Sting. "Il y a des choses qu'on ne pardonne pas", avait tranché le codirecteur du Bataclan, Jules Frutos, en référence à des soupçons exprimés en mars par Jesse Hughes à l'encontre des vigiles. Outre les soupçons exprimés à l'encontre des agents de sécurité de la salle, Jesse Hughes, connu pour ses positions en faveur des armes, avait notamment accordé au printemps 2016 une interview à une publication américaine aux prises de positions extrémistes, dans laquelle il affirmait avoir "vu des musulmans faire la fête dans la rue pendant l'attaque, en temps réel". A la suite de ces déclarations, deux festivals français avaient annulé la venue du groupe prévue à l'été 2016. 

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Les attentats du 13 novembre, deux ans après

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