Comment la force d'action rapide du nucléaire se prépare pour faire face en cas d’accident

Comment la force d'action rapide du nucléaire se prépare pour faire face en cas d’accident

L'accident nucléaire de Fukushima avait obligé les pays du monde entier à revoir leur système de sécurité. En France, une force d'action rapide a été créée, trois cents agents d'EDF, qui ont organisé récemment un entraînement grandeur nature.

Une équipe de TF1 a suivi des employés volontaires d'EDF qui s'entraînent à un hypothétique accident nucléaire suite à une catastrophe naturelle. EDF a embauché d'anciens militaires des forces spéciales pour se préparer à l'imprévu. L'appui chef de colonne de la Farn (EDF), Éric Flavigné, explique le scénario : "il y a eu une tempête, des aléas climatiques, des intempéries, des vents violents. Du coup, des gens sur place sont en train de conduire la centrale depuis plus de 48 heures". C'est un scénario fictif pour simuler un accès difficile aux quatre réacteurs de la centrale de Paluel qui ont besoin d'une réalimentation en eau et en électricité. Pour les premiers sur place, l'urgence est d'accéder à la salle de commandes de la centrale.

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Lors de cet entraînement, la difficulté majeure consiste à apporter l'eau des bassins de secours jusqu'aux réacteurs, un kilomètre plus loin en contrebas. En situation réelle, le tuyau serait connecté à la centrale. Une telle intervention d'urgence aurait peut-être pu éviter la fusion du cœur des réacteurs au Japon, il y a 10 ans. "L'objectif en cas d'accident, c'est d'être en capacité d'arriver en moins de 12 heures sur la centrale et d'avoir établi une alimentation en eau en moins de 24 heures ", explique Thierry Hugony, directeur des opérations de la Farn.

Lors de cet exercice, l'utilisation des drones a permis de gagner en rapidité. "On a des robots de différentes tailles : pelleteuses, bulldozer téléguidé... L'idée bien sûr, c'est d'envoyer des moyennes télés opérées là où ça pourrait être dangereux pour l'homme", précise Julien Bleuze, directeur des opérations du groupe Intra. Mais quelle que soit la situation, il faut des hommes dans la salle des commandes. Dans cette réplique, fidèle à 100%, notre équipe a retrouvé le personnel héliporté. Ils s'entraînent en simulant une fuite radioactive

"Notre idée, c'est d'avoir des scénarios, des exercices, qui soient suffisamment complets pour qu'on teste toutes nos missions. Même si on peut penser que les circonstances sont très improbables. On ne peut pas concevoir d'avoir un Fukushima sur le parc nucléaire français", souligne Pierre Eymond, directeur de la Force d'action rapide du nucléaire. Pour l'instant, cette force action rapide d'EDF n'a jamais eu à être déployée sur un site nucléaire français.

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