Comment le télétravail change la physionomie des villes

Comment le télétravail change la physionomie des villes

Aujourd'hui, un salarié sur cinq pratique le télétravail au moins une journée par semaine. Une mini-révolution qui est en train de changer nos paysages urbains. Les immeubles de bureaux se vident. D'autres espaces se remplissent.

L'épidémie de coronavirus a bouleversé nos habitudes de travail. C'est le cas à Niort, le quatrième centre financier du pays et le paradis des assureurs. La MAIF, la MAAF, la Macif ou encore Groupama, en tout 12 000 salariés qui travaillent tous aujourd'hui chez eux, la plupart dans des zones pavillonnaires. Et ce n'est pas sans conséquence.

Toute l'info sur

Le 20h

Jocelyn Paris est informaticien à la MAIF. Depuis trois mois, il passe ses journées dans une chambre transformée en bureau. Entre deux coups de fil, il a redécouvert son quartier, pour aller faire les courses notamment. Fini les centres commerciaux près du travail. À deux pas de chez lui, un petit supermarché où il a ses nouvelles habitudes. "Maintenant, c'est tous les repas qui sont chez moi. Donc forcément multiplié par deux ou trois le nombre de repas pris à domicile, donc il faut plus acheter", confie-t-il.

Le jeune homme n'est pas le seul. Avec le télétravail, les clients sont plus nombreux et sont plus dépensiers. Le chiffre d'affaires a augmenté de 30% dans le magasin L'Heure du Marché. "Là où un client venait une ou deux fois par mois, il est peut-être venu une à deux fois par semaine. Le petit commerce, le commerce traditionnel a pris de l'ampleur, c'est une certitude", indique Stéphane Guitet, président fondateur de l'entreprise.

Des quartiers périphériques qui tirent leur épingle du jeu, pendant que d'autres sont au bord du gouffre. La gare par exemple tourne au ralenti. Les salariés des mutuelles prenaient régulièrement le train pour aller notamment à Paris. Avec le télétravail, il n'y a plus personne. Et pour les chauffeurs de taxi, c'est une catastrophe. "Grosso modo, les taxis en ville ont perdu 50% de leur chiffre", explique l'un d'eux.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Covid-19 : première visite d'Emmanuel Macron dans un centre de vaccination lundi

Golden Globes : Chadwick Boseman sacré meilleur acteur, sa veuve livre un émouvant discours

Son enfance en Algérie, son grand amour partagé : Marthe Villalonga ouvre ses jardins secrets

Désormais autorisé dans les cabinets médicaux, le vaccin AstraZeneca est en forte progression

Face au risque d'un confinement national, "il y a encore de l'espoir", estime Jérôme Salomon

Lire et commenter