Conflit de voisinage : dans l'Oise, un retraité parisien veut clouer le bec de Léon le paon

Conflit de voisinage : dans l'Oise, un retraité parisien veut clouer le bec de Léon le paon

BRUITS DE LA CAMPAGNE - C’est la saison des amours pour Léon le paon, qui criaille toute la journée à la recherche d’une partenaire. Des "nuisances sonores" qui exaspèrent Robert, un retraité parisien installé dans l'Oise, qui a fait appel à un huissier.

Il "restera là, un point c’est tout, c’est sa maison". Les propriétaires de Léon le paon défendent corps et âme leur oiseau adoré. Installés dans le hameau de Vessencourt, près de Beauvais dans l’Oise, ils sont depuis peu rentrés en conflit avec leur voisin, un Parisien venu s’installer dans le village il y a trois ans alors que, soulignent-ils, Léon, "ça fait neuf ans qu’il est là". Pour Philippe, son maître, Léon "fait son chant" parce que c’est la saison des amours. "Après il va arrêter, ça ne dure qu’un temps, ce n’est pas toute l’année", assure-t-il. Mais selon le voisin mécontent, le paon aurait la fâcheuse tendance de brailler toute la journée. 

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Robert, le plaignant, ne supporte plus la voix de l’oiseau. Même s'il habite à deux maisons de celle de Léon et s'il est le seul à s'en plaindre dans le voisinage. Le retraité a même fait appel à un huissier pour constater les nuisances sonores de l'animal, et menace de poursuites judiciaires si rien n’est fait. "On n’est pas dans un bruit de ferme", affirme-t-il dans le reportage de TF1 ci-dessus. "Ce n’est pas un coq qui chante, il y a d’ailleurs trois coqs qui chantent, ça ne me gêne absolument pas. Ça, c’est un animal exotique", peste-t-il. 

De leur côté, les propriétaires de Léon ont lancé une pétition et ont reçu de nombreux soutiens de la part d'habitants du village. Sur la table autour de laquelle se réunissent les supporters de Léon, des dizaines de lettres lui sont toutes favorables. "Il faut laisser vivre les bêtes premièrement et puis on est à la campagne, ce n’est pas si déplaisant que ça d’entendre les bruits de la nature, non ?", demande un riverain de Vessencourt. "On aime bien l’entendre, c’est une belle bête", ajoute une autre. 

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De tels conflits de voisinage, qui peuvent prêter à sourire, sont très nombreux et vont parfois loin, au point de se retrouver devant les juges. Aujourd’hui, on dénombre sur ces dix dernières années pas moins de 18.000 procès, souvent à l’initiative de personnes venant de la ville. On se souvient tous du coq Maurice, qui était devenu l’emblème de la ruralité après avoir fait parler de lui à cause de son chant trop matinal pour certains voisins. Mais il n’y a pas que les animaux qui dérangent certains néoruraux. Le bruit des cloches ou l’odeur des vaches sont autant de "nuisances" désormais protégées par un texte de loi visant à "protéger le patrimoine sensoriel des campagnes"

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