VIDÉO - Covid-19 : "Le climat anxiogène a une répercussion" sur les enfants, alerte la Défenseure des droits

VIDÉO - Covid-19 : "Le climat anxiogène a une répercussion" sur les enfants, alerte la Défenseure des droits

DROITS DE L'ENFANT - Mercredi, sur LCI, La Défenseure des droits Claire Hédon a lancé un nouveau cri d'alarme au sujet de la santé psychologique des plus jeunes face au Covid-19, dans la foulée d'un rapport publié ce week-end.

Une détresse psychologique prise en charge beaucoup trop tardivement. La Défenseure des droits Claire Hédon a lancé l'alerte, mercredi sur LCI, au sujet de l'impact de la crise sanitaire actuelle sur les plus jeunes. 

"Je suis impressionnée de l’impact de la crise que nous traversons sur la santé mentale des enfants", a-t-elle martelé, dans la foulée d'un rapport publié ce week-end, relatif aux droits de l'enfant. "La crise aggrave des situations qui existaient auparavant, on l'a déjà vu pour les personnes âgées en Ephad", a-t-elle pointé, évoquant un doublement des cas dépressifs chez les 15-24 ans. 

Toute l'info sur

La France touchée par une cinquième vague de Covid-19

"Climat anxiogène"

"On observe une aggravation de l’état mental", a poursuivi la Défenseure des droits. "Le climat anxiogène a une répercussion très rapide sur les enfants. Quand l’enfant sent de l’anxiété autour de lui, il est plus en difficulté d’apprentissage. On observe une augmentation des syndromes dépressifs."

Claire Hédon a également mis en avant les difficultés d'accès aux consultations psychologiques pour les enfants éloignés des parcours de soins. "Ce qui est très compliqué, c'est le délai de prise en charge d’un enfant quand il ne se sent pas bien", a-t-elle expliqué. "Les délais d’attente dans les centres médico-psychologiques peuvent de six mois, un an, voire dix-huit mois." 

La vaccination obligatoire des enfants pas souhaitable, selon Claire Hédon

Claire Hédon a également estimait qu'il ne fallait pas rendre la vaccination obligatoire pour les enfants. "Pour les 12-18 ans, on a abouti de fait à une obligation. À chaque fois, on pénalise les plus précaires et les plus éloignés des soins."

Plus généralement, a-t-elle jugé sur LCI, "dans la crise actuelle, il y a une partie de la population qui paye un plus lourd tribut. Chez les personnes non vaccinées, il n'y a pas que des antivax. Il y a des personnes qui n’ont pas forcément un médecin traitant, de centre de santé. Gratuité ne veut pas dire accessibilité". 

Lire aussi

"Il faut continuer à aller vers, à convaincre", a conclu la Défenseure de droits. "Il y a des gens qui n’ont pas fait le choix de se vacciner, il ne faut pas restreindre les libertés de ceux qui ne sont pas d’accord avec nous. Je pense qu’il faut revenir à la question de la gratuité des tests, car il y a un risque discriminatoire."

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Inflexible face aux policiers, comment Cédric Jubillar justifie les incohérences entre sa version et celle des enquêteurs ?

EN DIRECT - Covid-19 : 10 millions de Français ont fait leur dose de rappel, selon Olivier Véran

Covid-19 : vacances de Noël avancées dans les écoles et rassemblements limités... la Belgique sur le qui-vive

Norvège : une fête d'entreprise vire au probable foyer du variant Omicron, la moitié des convives infectés

Vaccin : au bout de combien de temps mon pass sanitaire est-il actif après la 3e dose de rappel ?

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.