Covid-19 à l’école : les fermetures de classe se multiplient

Covid-19 à l’école : les fermetures de classe se multiplient

SITUATION - Des cas de Covid qui se multiplient chez les élèves et les enseignants et des tests salivaires qui tardent : l'école va-t-elle échapper aux dernières restrictions ? Décryptage par Cyril Adriaens-Allemand.

Après avoir battu le rappel sur le télétravail, le gouvernement veut se montrer plus ferme concernant les rassemblements extérieurs : pas plus de six personnes, sur tout le territoire, a insisté le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin auprès des préfets. Mais pour certains, il est temps de reposer la question des écoles. 

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La France face à une 3e vague d'ampleur

Car les fermetures de classe se multiplient actuellement, comme le rappelle Cyril Adriaens-Allemand, journaliste TF1 dans la vidéo en tête d'article. Ce jeudi matin par exemple, le lycée de Gap (Hautes-Alpes) a dû fermer ses portes. Cette décision s'explique par le fait qu'on a trouvé 39 cas de Covid chez les élèves, avec pas moins de 400 cas contacts. Au niveau national, les derniers chiffres dont état de 2.018 classes fermées, contre 833 une semaine plus tôt, avec plus de 15.000 élèves contaminés. Une augmentation qui se vérifie dans les chiffres de l'épidémie. En effet, le taux d'incidence chez les moins de 20 ans est désormais similaire à celui de novembre dernier, durant la deuxième vague.

Avancer les vacances scolaires ?

Au ministère de l'Éducation nationale, on s'attend à des chiffres qui augmentent. Pour y remédier, la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a suggéré d'avancer de deux semaines les vacances scolaires d'avril, "afin de fermer les écoles dès le 2 avril" en Ile-de-France, où le taux d'incidence atteint 560, dépassant même les 700 en Seine-Saint-Denis. 

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Seulement en "ultime recours, parce qu'on sait le coût éducatif, le coût social", a répondu le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, sur France Inter. "Toutes les propositions sont utiles, surtout quand elles ne nient pas la réalité des faits et qu'elles cherchent à trouver des solutions", a-t-il réagi. Mais "il y aurait évidemment un impact et des difficultés pour des familles en termes d'organisation" car "ça implique de fermer les écoles, ce qui a toujours été pour nous, et ce qui reste, un ultime recours, parce qu'on sait le coût éducatif, le coût social", a-t-il rappelé. 

Même son de cloche pour Jean-Michel Blanquer, opposé à cette proposition. Il trouve que cela va désorganiser les familles. De toute façon, cette décision sera prise par le Premier ministre ou le président de la République après un débat en Conseil de défense.

Les vacances de printemps sont fixées cette année du 17 avril au 3 mai en Ile-de-France.

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