Face au variant Omicron, l'OMS déconseille les voyages aux personnes à risque

Face au variant Omicron, l'OMS déconseille les voyages aux personnes à risque

CONSEIL - L'Organisation mondiale de la santé a déconseillé mardi aux personnes à risque de voyager, tout en jugeant inutiles les interdictions en la matière prises par de nombreux pays qui "n'empêcheront pas" la propagation du nouveau variant du coronavirus.

Une partie de la population va-t-elle devoir renoncer à ses projets de voyage ces prochains mois ? C'est en tout cas le sens de la recommandation émise par l'Organisation mondiale de la santé, moins d'une semaine après l'apparition d'un nouveau variant qui inquiète la planète, baptisé Omicron.

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"Il convient de conseiller aux personnes qui ne sont pas en bonne santé ou qui risquent de développer une forme grave de la maladie Covid-19 et de mourir, notamment les personnes âgées de 60 ans ou plus et celles qui présentent des comorbidités (par exemple : maladie cardiaque, cancer et diabète), de reporter leur voyage", a ainsi écrit l'OMS dans un document technique ce mardi.

Des "interdictions générales de voyager" inutiles

Pour autant, "les interdictions générales de voyager n'empêcheront pas la propagation" de ce variant , a estimé l'OMS. En Afrique du Sud, la majeure partie des nouvelles contaminations sont déjà liées à Omicron, laissant penser que le variant a un grand potentiel de propagation. L'OMS juge "élevée" la "probabilité qu'Omicron se répande au niveau mondial", même si de nombreuses inconnues demeurent : contagiosité, efficacité des vaccins existants, gravité des symptômes. Initialement signalée en Afrique du Sud, cette nouvelle souche a été repérée sur tous les continents, mais l'Europe, confrontée à une nouvelle vague, semble le continent le plus touché. Élément rassurant : à ce jour, aucun décès associé à Omicron n'a été signalé. 

Comprenant "le souci de tous les pays de protéger leurs citoyens", Tedros Adhanom Ghebreyesus s'est aussi dit "préoccupé par le fait que plusieurs États membres prennent des mesures générales et brutales qui ne sont ni fondées sur des preuves ni efficaces en soi et qui ne feront qu'aggraver les inégalités" entre les pays.

Réponse "rationnelle" et "proportionnelle"

Depuis que Johannesbourg a signalé l'apparition de ce nouveau variant la semaine dernière, de nombreux États ont fermé leurs frontières à l'Afrique du Sud et à ses voisins. Ces mesures "peuvent avoir un impact négatif sur les efforts de santé mondiaux pendant une pandémie en dissuadant les pays de signaler et de partager les données épidémiologiques et de séquençage", a d'ailleurs prévenu l'OMS.

Outre les suspensions de voyage, de nombreux États ont instauré des dispositifs préventifs et, pour les plus riches, exhorté leur population à se faire injecter une dose de rappel. Longtemps considérée comme une bonne élève en Europe, mais submergée par une flambée d'infections, l'Allemagne a mis sur le tapis mardi la vaccination obligatoire, qui fera l'objet d'une loi soumise au Parlement avant la fin de l'année.

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Face à ce qui ressemble à de la panique, le chef de cette institution onusienne, ce dernier avait déjà appelé mardi au "calme" et demandé aux pays une réponse "rationnelle" et "proportionnelle". 

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