"Où est la distanciation ?" : à la SNCF, moins de TGV... et des rames bondées

"Où est la distanciation ?" : à la SNCF, moins de TGV... et des rames bondées

CRISE DU COVID-19 - Avec le confinement qui entrave les déplacements dans 19 départements, la SNCF a encore réduit lundi le nombre de TGV en circulation. Conséquence, il y a davantage de passagers à bord...

Des rails déserts, un hall silencieux... La gare Montparnasse à Paris semble être au ralenti. En apparence seulement, car devant les guichets de la SNCF, les files de voyageurs ne cessent de s'allonger. Il faut dire qu'entre les trains annulés ou reportés, pour certains passagers le casse-tête commence. "Ça rallonge tout. J'ai passé deux jours sur Paris au lieu d'un", se plaint ainsi une cliente dans le reportage de TF1 en tête de cet article. "Ça devient catastrophique", renchérit une autre. Mais pourquoi y a-t-il moins de TGV ?

La réponse est mathématique. Avec les mesures de confinement partiel dans une partie du pays, la SNCF déclare faire face à une baisse de réservation dans ses trains de 65% par rapport à avril 2019. Elle a donc choisi de réduire son offre. La compagnie compte notamment faire circuler 6 TGV sur 10 sur l'axe Sud-Est et 5 à 6 TGV sur 10 sur l'Atlantique. Sur l'axe Nord - intégralement concerné par les mesures sanitaires renforcées -, elle va passer à 3 TGV sur 10. Tandis qu'à l'Est, seuls 4 à 5 TGV sur 10 circuleront désormais.

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Des rames bondées

Un choix qui n'est pas sans conséquences pour les voyageurs. Marine vient de Valenciennes. Son TGV a été remplacé par deux trains régionaux. "Il y avait une correspondance supplémentaire d'une demi-heure, et ça m'a coûté 20 euros de différence", dit-elle. Beaucoup de professionnels redoutent également l'annulation de leur train la veille de leur déplacement. C'est ce qui est arrivé à une infirmière qui ne décolère pas : "De toute façon, on n'a plus la liberté d'aller et venir, ça me fout hors de moi", lance-t-elle. 

Et son mécontentement ne faiblit pas une fois dans la rame. Car l'autre revers de ces réductions de trains, c'est que les places sont presque toutes occupées. Un comble en pleine pandémie, où la distanciation est prônée comme une valeur suprême. "Comment peut-elle être respectée quand on est côte à côte avec des gens qu'on ne connaît pas ?", s'insurge notre soignante.

Une situation incompréhensible pour de nombreux voyageurs qui témoignent sur les réseaux sociaux, avec des images qui parlent d'elles-mêmes.

Du côté de la SNCF, le choix de réduire ses trains est totalement assumé, comme le confirme Stéphane, un contrôleur. "C'est un paradoxe, mais on est obligé de le faire. Si on porte le masque, il n'y a pas de souci", avance-t-il. Sur les réseaux sociaux aussi, la compagnie répond aux messages de passagers interloqués et fait valoir que la règle du un siège sur deux occupé, mise en place après le premier confinement, a été levée il y a plusieurs mois :

La compagnie ferroviaire, contactée par LCI, déclare toutefois "se laisser quelques jours pour observer l’évolution des besoins de déplacements des voyageurs ; et adapter si nécessaire l’offre de transport proposée pour y répondre". 

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