Protocole sanitaire à l'école : les nouvelles règles en cinq questions

Protocole sanitaire à l'école : les nouvelles règles en cinq questions

VARIANT DELTA - À l'approche de la rentrée scolaire, on fait le point sur le protocole sanitaire qui sera mis en place dans les classes, alors que l'inquiétude monte du côté des parents d'élèves.

À quoi ressemblera la rentrée scolaire ? La question préoccupe de nombreux élèves et leurs parents, mais également plusieurs médecins et scientifiques qui plaident pour "une action ferme" face à la forte contagiosité du variant Delta. Invité sur France Inter, l’épidémiologiste Arnaud Fontanet a ainsi affirmé ce lundi que les modélisations de l'institut Pasteur montrent qu'à l'automne, "la moitié des nouvelles infections auront lieu chez les enfants puisqu'ils sont non-vaccinés". Il juge donc "extrêmement important" qu'une réunion entre l’Éducation nationale, les acteurs de santé, les enseignants et parents d’élèves soit organisée pour réfléchir à de nouvelles mesures, dont l’installation de purificateurs d’air et "un dépistage deux fois par semaine" notamment.

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En attendant, Jean-Michel Blanquer a dévoilé dimanche 21 août dans le JDD le protocole retenu pour le 2 septembre en France métropolitaine. C'est celui dit de "niveau 2", avec des cours en présentiel dans les écoles, collèges et lycées, le masque obligatoire à l'intérieur dès le primaire, une limitation du brassage par niveau et une aération renforcée. Toutefois, de nombreuses interrogations subsistent. On fait le point.

Le pass sanitaire est-il obligatoire pour aller en classe ?

Il ne sera pas demandé pour les élèves, et ce quel que soit le niveau. Quant aux enseignants, Jean-Michel Blanquer a jugé "ni légitime, ni souhaitable, ni utile" d'exiger d'eux un pass sanitaire, préférant miser sur "une logique de confiance et de responsabilité". 

Comment vont se passer les sorties scolaires ?

En ce qui concerne les sorties scolaires, les élèves ne se verront pas demander de pass sanitaire dans les lieux où ils ne sont pas mélangés au public (piscines ou bibliothèques). Mais à compter du 30 septembre, il sera exigé à partir de 12 ans dans les lieux où des créneaux ne peuvent pas être réservés aux scolaires, comme dans certains musées ou théâtres. 

Que se passe-t-il si un camarade de classe est testé positif ?

Cela dépend du niveau scolaire. Dans le primaire, les enfants n'ayant pas l'âge pour être vaccinés, la règle reste la fermeture de toute la classe pour sept jours en cas de contamination. Au collège et au lycée, les élèves pourront rester en classe s'ils sont totalement vaccinés. Quant à ceux qui n'ont pas reçu de vaccination complète, ils devront rester chez eux et suivre les cours à distance pendant une semaine. 

"Un élève non vacciné est dans une situation plus risquée qu'un élève qui a reçu au moins une injection. Lui demander de rester chez lui en cas de contact à risque, c'est le protéger et protéger les autres", a fait valoir le ministre de l'Éducation. Pour protéger le secret médical, le statut vaccinal de l'élève sera communiqué sur la foi d'une attestation de vaccination des parents.

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Les élèves pourront-ils se faire vacciner à l'école ?

Ce sera possible dès la rentrée pour les élèves à partir de 12 ans, comme pour le personnel. Plusieurs options seront mises en place : "selon les situations, soit des équipes mobiles viendront vacciner dans les établissements, soit nous organiserons le déplacement des élèves volontaires, en lien avec les services de santé, vers les centres de vaccination", a précisé Jean-Michel Blanquer. Depuis cet été, 56,4% des 12-17 ans ont reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19.

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Qu'en pensent les syndicats enseignants ?

Ce qui préoccupe surtout le Syndicat national des lycées et collèges (SNALC), "c'est que nous n'avons pas investi dans un certain nombre de choses, que ce soit dans des personnels ou du matériel", a souligné son président Jean-Rémy Girard sur LCI, pointant du doigt par exemple le problème de l'aération, insuffisante selon lui. "On ne va pas du tout la renforcer. Je ne peux pas ouvrir mes fenêtres plus grandes que je ne le faisais l'an dernier", a lancé le syndicaliste qui poursuit : "Donc on portera le masque, c'est à peu près le début et la fin du protocole. C'est en gros le même que celui de l'année dernière, parfois même un peu allégé. On verra bien au bout de quinze jours ce que ça donnera". 

Même inquiétude pour Bruno Bobkiewicz, proviseur et secrétaire national du Syndicat des personnels de direction de l'Éducation nationale : "On n'est pas serein parce qu'on ne sait pas comment les choses vont évoluer. Cela reste une rentrée objectivement complexe dans la mesure où, au-delà du travail habituel, on va devoir préparer cette rentrée sanitaire, mais aussi, et ça c'est nouveau, accueillir des centres de vaccination", a-t-il réagi ce lundi sur LCI.

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