Un test PCR négatif pour entrer en France : le casse-tête des contrôles

Un test PCR négatif pour entrer en France : le casse-tête des contrôles

ÉPIDÉMIE - Tout comme dans les gares et les aéroports, les contrôles sont renforcés aux frontières françaises. Mais entre le manque d'agents et la longueur des files d'attente, les syndicats de police sur le terrain pointent une mesure difficile à appliquer.

Depuis dimanche minuit, les ressortissants européens doivent fournir un test PCR négatif de moins de 72 heures pour entrer sur le territoire français. Une obligation déjà en vigueur pour les déplacements par voie maritime et aérienne, et qui s'étend désormais également aux voies terrestres. Lundi matin au Péage de La Turbie sur l’A8, qui relie Nice à l’Italie, la police aux frontières a procédé aux premiers contrôles. 

Chaque jour, des milliers de véhicules passent de la France à l’Italie via cet axe routier. Mais tout le monde n’est pas concerné par ces contrôles sanitaires. Les travailleurs frontaliers, les routiers mais aussi les mineurs de moins de 11 ans et tous ceux qui habitent dans un rayon de 30 kilomètres de part et d’autre de la frontière en sont exemptés. Pas toujours évident de s’y retrouver. Surtout qu'il faut éviter, autant que possible, de trop perturber le trafic.

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Un véritable casse-tête

Sur le terrain, l'application de cette nouvelle mesure tourne au casse-tête pour les agents de la police aux frontières. "Entre la poursuite de l'activité économique et la réalité des contrôles, il faut savoir doser pour ne pas provoquer des troubles trop importants", explique au micro de TF1 la commissaire divisionnaire Emmanuelle Joubert, directrice de la police aux frontières des Alpes-Maritimes.

Ce jour-là, si la plupart des automobilistes ayant fait l'objet d'un contrôle devant nos caméras sont en règle, un couple d’Italiens, faisant route en direction de l’Espagne, a quant à lui été verbalisé. La femme assise sur le siège passager dit ne pas avoir été informée de cette directive. "Nous sommes partis en Italie pour faire une promenade à pied. Personne ne nous a dit qu’il fallait un test", se lamente-t-elle. Pour ces deux touristes, la route s'arrête là, avec en prime une amende de 135 euros. 

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D'autres, plus chanceux, ont pu passer entre les gouttes. Pour Laurent Martin, secrétaire départemental du syndicat Unité-SGP Police des Alpes-Maritimes, un contrôle strict nécessiterait de mobiliser des effectifs en plus. "Il nous faudrait 300 personnes supplémentaires pour effectuer cette mission jour et nuit et sept jours sur sept. Avec les moyens actuels, cela n’est pas faisable et dans les faits, cela se traduit par des contrôles aléatoires", souligne-t-il. 

L'exécutif a fait le choix de renforcer les contrôles aux frontières françaises afin de limiter la propagation du virus, à l'heure où plusieurs variants étrangers inquiètent et font craindre une nouvelle flambée épidémique. La mesure a pour objectif de dissuader les touristes de se rendre sur le territoire français. Ces contrôles sanitaires aux frontières seront maintenus jusqu'à nouvel ordre.

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