Aveyron : le port obligatoire du masque dans tout l’espace public jugé illégal

Aveyron : le port obligatoire du masque dans tout l’espace public jugé illégal

DÉCISION - Alors que les Français sont contraints de porter quotidiennement un masque pour limiter les risques de contagion du Covid-19, le tribunal administratif de Toulouse a jugé illégal son port obligatoire dans l'Aveyron.

Depuis presque un an, la France vit masquée en raison de la crise sanitaire. Pourtant, dans l’Aveyron, une décision a été prise à l’encontre de cette norme. Lundi, le tribunal administratif de Toulouse a reconnu "l’illégalité de l’arrêté du 20 janvier 2021 par lequel la préfète de l’Aveyron a imposé le port du masque sanitaire dans l’ensemble des lieux publics du département pour les personnes de onze ans et plus jusqu’au 31 mars inclus", selon un communiqué.

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Une décision prise après que le juge des référés a été "saisi par un habitant de l’Aveyron de conclusions dirigées contre un arrêté du 20 janvier 2021". Cependant, le tribunal administratif de Toulouse indique dans son communiqué que "la forte densité de population relève de l’exception en Aveyron" : "Au 21 janvier 2021, le taux d’incidence s’établit à 145,5 pour 100 000 soit 0,14 %, nettement inférieur à la moyenne nationale de 190 et régionale de 183,6 pour 100 000". 

"Ces circonstances locales ne permettent pas d’établir la nécessité d’une obligation générale de port du masque sur les voies publiques et dans les lieux publics de la totalité du département, alors que le port du masque est déjà imposé dans les lieux clos publics et privés collectifs", ajoute le tribunal administratif. 

Un taux d'incidence inférieur à la moyenne nationale

À Millau, le port du masque divise : "Je pense que c’est encore important de le porter, on n’est pas encore sortis de la pandémie donc on se protège les uns les autres", indique une habitante au micro de TF1. Un autre riverain admet quant à lui ne pas toujours respecter les mesures : "Dans la rue, je suis le premier à le mettre sous le nez. Quand on se balade en ce moment, on ne peut pas dire qu’il y ait foule, je ne vois pas l’utilité" dit-il. 

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Pour certains Aveyronnais, il serait préférable de dissocier villes et villages et d'agir au cas par cas. "En ville, cela ne me choque pas. Cela me choque plus dans les petits villages autour de Millau où il n’y a pas la même densité de population", explique l'une d'entre elles. Pour ce Millavois, "il faut cibler les foyers dans les départements et ainsi décider de le rendre obligatoire où c’est dangereux". La préfète de l’Aveyron, Valérie Michel-Moreaux, a jusqu’au 17 février, 14h, pour modifier son arrêté. Autrement, il sera suspendu.

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