"Oubliés" du déconfinement, les forains envisagent des blocages

"Oubliés" du déconfinement, les forains envisagent des blocages

CRISE SANITAIRE - Interdits d'exercice depuis octobre 2020, les forains n'ont à ce jour aucune perspective de réouverture. Passés de l'inquiétude à la colère, ils souhaitent désormais se faire entendre.

Pour Peter Hector, le 19 mai sera un jour comme les autres. Vide, comme chaque jour depuis le début de la pandémie. Ce forain n'a pas ouvert son stand itinérant depuis près d'un an. Comme lui, ils sont 50.000 en France à ne plus pouvoir travailler depuis le mois d'octobre 2020. Sauf que contrairement aux restaurateurs ou aux autres commerçants contraints de fermer pour le confinement, les forains ont attendu en vain qu'on les cite dans les dernières annonces du plan de déconfinement. 

"On a l'impression d'être oubliés", se désole le forain dans le reportage de TF1 ci-dessus. Il craint de ne pas faire partie de la reprise tant attendue par les Français. "On a besoin de pouvoir travailler en amont avec des mairies, pour pouvoir s'installer. Si on a n'a pas de dates, on ne va pas pouvoir redémarrer aussi rapidement qu'on pouvait l'espérer."

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"On annonce la réouverture des lieux culturels, des salles de spectacles avec plus de 1000 personnes en intérieur. Les fêtes foraines qui sont en extérieur, je ne vois pas pour quelle raison aujourd'hui nous ne pourrions pas exercer", avait déclaré Nicolas Lemay, président de la Fédération des Forains de France, au micro de TF1 au début du mois de mai. 

Cette incompréhension a depuis laissé place à de la colère. Comme l'explique Xavier Saguet, membre fondateur de la fédération des forains de France, "nous, on doit se débrouiller avec du grand flou et avec rien du tout. C'est ce manque de traitement et de considération qui commence à peser. Attention, on ne veut pas plus que les autres, on veut juste être considérés de la même façon que les commerçants sédentaires."

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D'autres n'ont pas résisté à la pandémie. Comme Gauthier Milot, qui a fait le choix de se reconvertir. Face à l'incertitude et à l'augmentation de ses dettes, ce forain ambulant s'est sédentarisé. Il a ouvert un magasin de friandises à Rouen. Un choix de raison qu'il vit comme un renoncement "On est forain, on vit sur les routes. Devenir sédentaire, c'est un sacrifice, un sacrifice."

S'ils ne sont pas entendus dans les prochains jours, les forains ont annoncé qu'ils organiseraient des blocus sur les routes de France pour se faire entendre. 

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