VIDÉO - Des chiens "transformés en armes" sous la torture : les images révoltantes d'une association

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VIOLENCE - Pour transformer un chien en automate, en arme, il faut le casser… Pendant trois ans, les enquêteurs de One Voice, une association de protection animale, ont infiltré des terrains de dressage dédiés à la discipline du "ring". Les images rapportées posent question sur les méthodes employées.

Secoués, pendus, fouettés, électrisés… Pendant trois ans, de 2014 à 2017, l’association de défense des animaux One Voice s’est infiltrée sur une dizaine de terrains de dressage de chiens de défense. Entraînés dans le cadre d’une discipline sportive canine appelée "le ring", les animaux sont contraints de réaliser des épreuves d’obéissance, de sauts et de mordant. Et pour les y obliger, les dresseurs rivalisent d’actes de violence, espérant faire d’eux de meilleurs compétiteurs pour ce "sport" tout à fait légal en France.

"Pour que ce soit efficace, il faut que ce soit douloureux"

Les images tounées en caméra cachée par One Voice et mises en ligne mercredi sont édifiantes. "Rangés comme de vulgaires outils" dans des cages minuscules, parfois même dans la forêt, les chiens n’en sortent que pour être frappés, cravachés, ou électrocutés, dans le but de leur apprendre la soumission. Parmi les outils de torture, des colliers étrangleurs à pointes meulées, des fouets équipés de cables ronds ou encore des colliers électriques.


"Et si jamais ils ne travaillent pas bien, ils sont privés de nourriture", explique l’association dans un article publié sur son site internet. "C'est pour ça qu'arrivé à un moment, les chiens sont obligés de céder", assure l'un des membres de l'équipe de dressage dans la vidéo. Et de poursuivre : "Est-ce que tu te vois, toi, pas bouffer pendant en gros huit jours ?" Car "pour que ce soit efficace, il faut que ce soit douloureux".

Une pétition pour interdire la pratique du "ring"

Les images tournées en caméra cachée par One Voice et mises en ligne mercredi sont édifiantes. "Rangés comme de vulgaires outils" dans des cages minuscules, parfois même dans la forêt, les chiens n’en sortent que pour être frappés, cravachés, ou électrocutés, dans le but de leur apprendre la soumission. Parmi les outils de torture, des colliers étrangleurs à pointes meulées, des fouets équipés de câbles ronds ou encore des colliers électriques.


"Alors que la loi de 2008 interdit la circulation d'animaux dangereux, on crée des machines à tuer à des fins de loisirs. C'est une aberration", condamne la présidente de l'association interviewée par Le Parisien. À la suite de la diffusion des images filmées par les enquêteurs, One Voice a lancé une pétition à l’attention du ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation et du ministre de l'Intérieur. Elle a pour l'instant été signée par un peu plus de 7.000 personnes. "Ils ne sont ni des outils, ni des armes", soutient l'ONG.

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