VIDÉO - Des militants de Greenpeace s'introduisent une nouvelle fois dans une centrale nucléaire

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ACTION - Plusieurs militants de Greenpeace se sont introduits mardi vers 06H20 sur le site de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse en Ardèche et certains se sont suspendus à un des bâtiments. Selon nos informations, une quinzaine de personnes a été interpellée sur les 22 militants présents.

"Nous voulons pointer du doigt les failles de sécurité des piscines d'entreposage du combustible usé qui sont conçues comme des bâtiments classiques avec une faible résistance. Il suffirait de faire un trou pour avoir un feu de combustibles", a expliqué l'ONG. "Ces bâtiments sont ceux qui contiennent le plus de radioactivité dans une centrale nucléaire, ils ne sont pas assez protégés face au risque d'attaques extérieures".


Plusieurs militants de Greenpeace se sont introduits mardi vers 06H20 sur le site de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse en Ardèche et certains se sont suspendus à un des bâtiments. Il y avait trois équipes, 22 militants au total, une première équipe qui est allée à la rencontre des gendarmes pour expliquer l'action et s'est fait interpeller, une autre est allée vers le réacteur numéro quatre et une troisième visait la piscine d'entreposage du combustible usé. 


Peu avant 8H00, quatre militants étaient toujours suspendus le long de cette piscine, deux le long du mur à 12 mètres du sol, deux sur un fronton, a détaillé Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire et présent sur place. "Il y a bien eu une intrusion" de plusieurs personnes et certaines ont été interpellées, précise une source proche du dossier. Un Peloton spécialisé de protection de la Gendarmerie (PSPG) a été dépêché. Selon nos informations, une quinzaine de personnes d'ores-et-déjà interpellées sur les 22 militants présents. Les interpellations sont en cours. 

"Aucune conséquence sur la sûreté des installations"

"Cette intrusion n'a, à ce stade, aucune conséquence sur la sûreté des installations", assure l'Autorité de la sûreté nucléaire. "Cette intrusion n'a eu aucun impact sur la sûreté des installations", affirme de son côté EDF, selon qui "les intrus sont restés en dehors de la zone nucléaire".

   

Pour EDF, qui a condamné "des actions violentes d'un mouvement multipliant les illégalités", il s'agit d'une "infraction au regard du Code de la défense, qui donnera lieu au dépôt d'une plainte". "L'intrusion a immédiatement été détectée par les équipes de sécurité du site et le peloton spécialisé de protection de la gendarmerie les a interceptés et mis sous contrôle", indique le groupe.

Un feu d’artifice tiré depuis la centrale de Cattenom

Le 12 octobre dernier, des militants étaient parvenus à s'infiltrer dans la centrale nucléaire de Cattenom, en Moselle, avant de tirer un feu d’artifice près d’une piscine de d'entreposage de combustible usé. Quelques jours plus tôt, l'ONG avait remis aux autorités un rapport alarmant sur la sécurité défaillante des centrales nucléaires françaises. Au total, huit avaient été interpellées à l'issue de cette action.

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