VIDÉO - Des soignants s'inspirent d'Orelsan pour dénoncer leurs conditions de travail

VIDÉO - Des soignants s'inspirent d'Orelsan pour dénoncer leurs conditions de travail

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HÔPITAL - Des soignants du CHU de Toulouse ont publié lundi 11 juin une vidéo montrant une équipe de soignants reprenant le tube du rappeur Orelsan "Basique". Depuis sa mise en ligne, le clip fait un carton sur les réseaux sociaux.

Mardi 12 juin à 19h, la vidéo avait déjà été vue plus de 26.000 fois YouTube. Au même moment, sur la page Facebook de la CGT CHU Toulouse, elle avait été partagée 85.000 fois et vue plus de 1,7 millions de fois ! Sur le modèle du clip du rappeur Orelsan, "Basique", ces soignants toulousains ont choisi d'exprimer leur colère et de lancer un appel au secours, d'une manière originale.


Au fil de la chanson, le personnel soignant défend la gratuité des soins et déplore, dans un texte ciselé, le manque de moyens, égratignant au passant la direction de l’établissement : "Course à la rentabilité", "défaillances dans le traitement des patients", "coupes dans les effectifs", "personnel surmené", "cas de suicides", etc.

Le taf de quatre fait à deux, tu deviens pas Shiva même si t'es en transe (...) Si c'était ta mère dont je m'occupais, je ne pense pas que tu me dirais d'économiser (...) qu'on ne vienne pas me dire que je ne sais pas m'organiser quand soi-même on ne sait pas gérerExtrait du texte de la chanson

En guise de conclusion, les soignants toulousains rappellent les principes fondamentaux formulés par le fondateur de la Sécurité sociale, Ambroise Croizat : "La santé n’est pas une marchandise mais un droit, les usagers ne sont pas des clients", clament-ils tous en chœur.


Plus tôt dans l'année, afin de dénoncer les absurdités de l’administration, l’insalubrité des locaux ou encore les conditions d’accueil des malades, des personnels hospitaliers ont eu l’idée de s’inspirer du hashtag #BalanceTonPorc pour créer : #BalanceTonHosto. Lancé le 12 janvier sur Twitter, il a été vite utilisé par les soignant(e)s, infirmiers/infirmières et médecins, qui s'en servent désormais comme un défouloir mais aussi comme un moyen d’informer le grand public et les malades sur leur travail souvent difficile, les conditions parfois déplorables dans lequel ils l'exercent et les conséquences dramatiques qu'une telle situation peut générer.

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