VIDÉO - Guadeloupe : les origines profondes de l'embrasement

VIDÉO - Guadeloupe : les origines profondes de l'embrasement

OUTRE-MER - Depuis plusieurs jours, la Guadeloupe est paralysée par des manifestations violentes. S'il vise d'abord à marquer un désaccord vis-à-vis du pass sanitaire et de l'obligation vaccinale des soignants, ce mouvement est aussi symptomatique de maux plus profonds.

Des revendications sociales sur fond de pandémie. En Guadeloupe, les barricades se sont dressées contre le pass sanitaire et l'obligation vaccinale des soignants imposés par les autorités. Mais la colère va bien au-delà de la crise du Covid-19. Toute l’administration de l’île est remise en cause par les manifestants, qui s'estiment laissés pour compte par le gouvernement. "Nous voulons un mouvement d’ampleur qui oblige l’État à s’asseoir à une table, non pas pour parler mais pour négocier", lance un riverain dans le reportage du 20H de TF1 ci-dessus.

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La Guadeloupe et la Martinique en proie à de vives tensions

Pour les insulaires, la vie est devenue trop chère. Coupures d’eau, problèmes d’électricité, augmentation des charges... la pression sur le pouvoir d'achat n'a cessé de s'accentuer ces derniers mois. Un des symboles de cette spirale négative ? La bouteille de gaz. Sur place, elle se vend 28,90 euros, soit une hausse de 10 euros sur les deux dernières années. "Tous les mois, il faut acheter une bouteille de gaz. Donc c’est vrai que ça a un coût au niveau du porte-monnaie", souligne un habitant. 

De même, le prix des produits alimentaires, souvent importés, est également bien supérieur à celui de la métropole. Le beurre par exemple, vendu 2,40 euros dans l'archipel, en vaut 1,79 dans l’Hexagone. Au total, le coût global de la vie est plus élevé de 12,5%, selon l’Insee. Et de l’avis de tout le monde, les salaires ne suivent pas. "Je suis à la retraite maintenant mais j’ai travaillé 30 ans ici. Je peux vous dire que l’on ne gagne pas du tout la même chose [qu’en métropole, ndlr]", fustige une femme interrogée par TF1. "C’est sûr qu’il y a des revendications salariales à mener", estime-t-elle. 

Un taux de chômage record

Les manifestants dénoncent aussi un chômage record : 17,4% quand la moyenne nationale est à 8%. Sans surprise, le nombre de locaux vivant sous le seuil de pauvreté est ainsi considérable (34,5% des habitants, deux fois plus que la moyenne française).

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Très présente sur les barrages, la jeunesse est particulièrement touchée. "J’ai envoyé des CV partout, des lettres de motivation aussi, et pourtant je n’ai pas trouvé de travail", se désole un jeune Guadeloupéen. Dans l'archipel, un jeune de moins de 30 ans sur trois est au chômage. Un chiffre terrible qui en dit long sur les maux de ce territoire français d'Outre-mer.

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