McDonald's épinglé par l'UFC-Que Choisir : quelles règles s'appliquent aux enfants influenceurs ?

McDonald's épinglé par l'UFC-Que Choisir : quelles règles s'appliquent aux enfants influenceurs ?

PROTECTION - L’association UFC-Que-Choisir a déposé plainte contre McDonald’s France pour "pratiques commerciales trompeuses", accusant la marque de rémunérer, sans le mentionner, de jeunes influenceurs pour des vidéos promotionnelles. Le 20H de TF1 se penche sur les règles en la matière.

Sur les réseaux sociaux, la vidéo cumule déjà onze millions de vues. Filmé par ses parents, un enfant de dix ans fait semblant d'ouvrir un restaurant aux couleurs de l'enseigne McDonald’s. Le logo est partout, mais il n'y a aucune mention d'un accord commercial avec la marque. 

Ce n'est pas le seul à jouer dans une telle vidéo. Sur Internet, d'autres enfants sont mis en scène dans exactement le même scénario.

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Si bien que pour l'association de consommateurs UFC-Que-Choisir, il s'agit d'une publicité déguisée. C'est pourquoi elle a porté plainte contre l'enseigne. "On a quand même l'impression que c'est un contenu sponsorisé et ça ne se dit pas dans le cadre de la vidéo. C'est ça le problème, c'est la déloyauté du message", explique Gwénaëlle Le Jeune, juriste à l'UFC-Que-Choisir, dans le sujet du 20H de TF1 en tête de cet article.

De son côté, la chaîne de fast-food dément et envisage de porter plainte à son tour contre l'association. "Nous avons pour règle de ne jamais engager de partenariat avec des influenceurs ayant moins de 17 ans", a fait savoir McDonald’s France. Les familles à l'origine de ces vidéos nient elles-aussi l'existence d'une relation commerciale et assurent parler ainsi d'autres marques, comme Burger King.

Car la loi est très claire. Pour chaque vidéo promotionnelle mettant en scène des mineurs, la marque doit systématiquement mentionner qu'il s'agit d'une publicité. "On sait dès qu'on commence à regarder la vidéo que la vidéo est en partenariat", souligne Guillaume Doki-Thonon, cofondateur d'une agence spécialisée et qui met en relation des marques avec des mineurs. 

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Et la réglementation est devenue encore plus stricte depuis l'an dernier puisque les enfants doivent maintenant signer un contrat travail. "La rémunération liée à ce partenariat doit être bloquée sur un compte au nom de l’enfant, auprès de la caisse et dépôt de consignation. L’enfant touchera ce pécule à sa majorité", précise l'expert en marketing d'influence. De plus, à ses 18 ans, l’influenceur a aussi un droit à l’oubli. Il pourra alors demander la suppression de toutes ces vidéos promotionnelles.

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