Parcoursup : les règles de la nouvelle plate-forme d'admission post-bac

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DÉTAILS - Le projet de loi sur les nouvelles modalités d’entrée à l’université a été présenté ce mercredi matin en conseil des ministres. Vœux, date des réponses... Voici les détails de la nouvelle plateforme d'accès à l'enseignement supérieur, qui ouvrira le 15 janvier 2018 en remplacement d'Admission post-bac.

Admission post-bac (APB), c'est fini. Le 15 janvier prochain, la nouvelle plateforme d'accès à l'enseignement supérieur, qui s'appellera "Parcoursup", sera mise en ligne. Après avoir présenté fin octobre son plan pour supprimer le tirage au sort dans les filières les plus demandées et réduire l'échec en première année à l'université, le gouvernement s'est penché mercredi matin lors du conseil des ministres sur le texte "Orientation et réussite des étudiants".


Parmi les mesures, le rôle du conseil de classe sera accru, avec son avis transmis aux établissements d'enseignement supérieur. Interrogé à ce sujet, la ministre Frédérique Vidal avait indiqué début novembre que cet avis serait "purement consultatif". "En aucun cas, ce n'est le conseil de classe qui décide à la place du lycéen !", avait-elle assuré.

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Réforme de l'Admission post-bac

10 vœux maximum contre 24 auparavant

La principale nouveauté repose sur le nombre de voeux. Sur Admission post-bac, le lycéen pouvait émettre jusqu'à 24 voeux et les classer par ordre de préférence. Avec la nouvelle plateforme Parcoursup, il ne sera possible de faire que 10 voeux, sans avoir besoin de les classer. Les voeux pourront être rentrés jusqu'à la fin du mois de mars. "Ils seront ensuite traités par les établissements et les réponses commenceront à arriver en mai, les unes après les autres", selon Frédérique Vidal.


A la différence d'Admission post-bac où, si le premier choix était validé, les autres étaient automatiquements abandonnés, désormais à chaque fois qu'un élève recevra deux "oui" à des formations différentes, il devra choisir entre l'un des deux, sans pour autant renoncer aux voeux en attente. Le candidat pourra recevoir plusieurs réponses: "oui", "oui si" ou "en attente" pour n'importe quelle licence générale, en tension ou pas. "'Oui si', ça veut dire que l'équipe pédagogique (...) considère que le bachelier a besoin d'être accompagné de manière spécifique", a indiqué Frédérique Vidal. Il pourra lui être par exemple proposé un parcours avec "plus de TD (travaux dirigés), plus de méthodologie ou davantage de temps pour mûrir son projet".

Une commission pour proposer "une nouvelle piste"

Enfin, si l'élève n'obtient aucune réponse positive, une commission dirigée par le recteur se réunira pour lui proposer "une nouvelle piste qui devra être le plus proche possible de ses voeux d'origines", alors qu'APB proposait de faire un choix parmi les formations dans lesquelles il restait encore des places via une procédure complémentaire.


Le gouvernement a aussi annoncé que les formations non-sélectives (les licences générales) ne pourront pas refuser un bachelier si des places restent vacantes, mais elles pourront désormais "conditionner l'inscription à l'acceptation d'un parcours pédagogique spécifique dans le cas où elles estiment que le bachelier n'a pas les attendus requis".


Les principaux opposants à la réforme, Unef (syndicat étudiant) et Snesup (syndicat enseignant), dénoncent une sélection déguisée. Interrogée sur RTL sur cette forme de "sélection douce", la ministre avait répondu que "c'est une façon de faire en sorte que, quand il n'y a pas de place assise, on prend en considération ce que le jeune a fait avant". L'élève aura-t-il le dernier mot pour choisir son orientation ? "Le dernier mot, il est à l'élève en ce qui concerne la filière qu'il souhaite suivre pour ses études, il sera à la fac pour dessiner le chemin" afin d'y arriver, avait-elle concédé.

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