"Il s'est frotté à une jeune fille dans le bus" : la campagne du gouvernement cible les auteurs de violences sexuelles

"Il s'est frotté à une jeune fille dans le bus" : la campagne du gouvernement cible les auteurs de violences sexuelles

INFORMATION - Le secrétariat d’Etat chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes a lancé ce jeudi une campagne de communication ciblant les auteurs de violences sexistes et sexuelles. Intitulée "Arrêtons-les", son but est de leur faire prendre conscience de leurs actes et les informer de ce qu’ils risquent.

Alors que les campagnes de sensibilisation sur les violences sexistes et sexuelles se sont toujours adressées aux victimes, la secrétaire d’Etat en charge de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a choisi cette fois-ci de braquer l’attention sur leurs auteurs. "Si les femmes sont victimes d’agression, c’est toujours parce qu’un homme en est l’auteur. C’est lui le coupable qui doit être sous les projecteurs, c’est lui qui doit être blâmé et pointé du doigt" lit-on d'ailleurs dans le communiqué.

La campagne gouvernementale, disponible sur le site http://www.egalite-femmes-hommes.gouv.fr/arretons-les/ et sur les réseaux sociaux, veut faire prendre conscience aux auteurs d’agressions de la gravité de leurs actes et leur rappeler les sanctions pénales encourues. "Maintenant vous savez. Tout acte d’agression sexiste et sexuelle est puni par la loi" peut-on lire à la fin de chacune des cinq animations proposées.  

Toute l'info sur

#BalanceTonPorc, le hashtag qui réveille les consciences contre le harcèlement

Lire aussi

En vidéo

Harcèlement : la loi s'affiche à l'Assemblée nationale

Les risques encourus clairement affichés

En effet, la campagne s’appuie sur cinq faits pratique : se frotter à une jeune fille dans le bus, poster la photo de son ex nue sur les réseaux sociaux, mettre une main aux fesses d’une femme qui monte des escaliers, embrasser de force une copine dans une soirée et traiter une femme de "salope" parce qu’elle porte une jupe. A chaque fois, est précisé le nombre d’années ou mois d’emprisonnement risqué par l’agresseur, ainsi que l’amende en vigueur pour le délit commis. 

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Masques chirurgicaux : pourquoi il ne faut pas s'en débarrasser

Relations Russie-Otan très tendues : que se passe-t-il entre Moscou et l'Alliance atlantique ?

Covid-19 : hospitalisations, taux d'incidence... faut-il s'inquiéter du léger rebond des indicateurs ?

"Ma femme est sénégalaise, je n’ai pas de leçons à recevoir" : l’humoriste Philippe Chevallier défend son vote pour Marine Le Pen

SONDAGE EXCLUSIF - Présidentielle 2022 : Le Pen, Zemmour et Bertrand dans un mouchoir de poche

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.