L'alerte de Gérald Darmanin aux préfets face à l'explosion des violences post-confinement

L'alerte de Gérald Darmanin aux préfets face à l'explosion des violences post-confinement

SÉCURITÉ - Un télégramme adressé le 4 juin aux préfets par le ministre de l'Intérieur fait état d'une explosion des violences intra-familiales ainsi que des interventions du GIGN et du Raid depuis le début de l'année.

La France est-elle en train de vivre le syndrome post-confinement tant redouté par les autorités ? Un télégramme adressé le 4 juin par Gérald Darmanin aux préfets semble accréditer l'hypothèse d'une flambée de certaines formes de violences qui accompagnerait la réouverture progressive du pays après plus d'un an de mise sous cloche liée à la crise sanitaire. 

La note du ministre de l'Intérieur, dévoilée lundi par Le Figaro et que TF1 et LCI ont pu consulter, fait état d'une hausse brutale des violences intrafamiliales, mais également des violences à l'encontre des forces de sécurité et des interventions du GIGN et du Raid face à des actes commis par des forcenés. 

Une flambée qui s'inscrit dans "un contexte de stabilité générale des violences urbaines", précise par ailleurs le télégramme. 

Les violences intrafamiliales en hausse de 20%

"Depuis le début de l'année, nous assistons au développement de faits extrêmement violents", "vraisemblablement liés aux conséquences de la crise sanitaire dont notre pays est en train de sortir", indique Gérald Darmanin aux préfets, ainsi qu'aux directeurs généraux de la police, de la gendarmerie et de la sécurité intérieure.

Dans le détail, "l'analyse faite par les services centraux du ministère de l'Intérieur met notamment évidence une progression de 20% des faits de violences intrafamiliaux (cinq premiers mois de l'année 2021 rapprochés à ceux de 2020)", avec une "multiplication de faits graves de violences intraconjugales (homicides et tentatives d'homicides)", indique la note. 

Les interventions du GIGN et du Raid pour faire face à des individus dangereux retranchés, soit 57 actions au cours des cinq premiers mois de l'année, auraient augmenté de 137% par rapport aux cinq premiers mois de 2020. 

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En outre, les violences commises à l'encontre des services de sécurité, de santé et de secours auraient connu une hausse de 28% entre les deux périodes comparées. "Ces faits et leur gravité doivent appeler une réponse forte pour autant différente du traitement de la délinquance de droit commun", estime le ministre de l'Intérieur, qui appelle les préfets à remonter systématiquement tous les faits de ce type à la place Beauvau ainsi qu'à Matignon. 

Au-delà de la réponse sécuritaire, il serait question d'analyser les causes de cette flambée, et de comprendre le possible impact du confinement-déconfinement sur ce phénomène.

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