VIDÉO - Jean-Luc Mélenchon enfariné : deux individus jugés en juillet

VIDÉO - Jean-Luc Mélenchon enfariné : deux individus jugés en juillet

ENFARINÉ - Le chef de file des Insoumis a été la cible d'un jet de farine au visage ce samedi à Paris, alors que la manifestation contre l'extrême droite allait s'élancer. Deux individus ont été interpellés et seront jugés le 7 juillet.

Jean-Luc Mélenchon victime d'un enfarinage. Le patron de La France Insoumise (LFI) et candidat à la présidentielle a reçu ce samedi un jet de farine au départ de la manifestation contre l'extrême droite dans les rues de la capitale. S'époussetant, le député de Marseille a réagi calmement : "Il y a une grande tension. Là, je ne sais pas quel était le motif de me jeter de la farine dessus... C'est vraiment un seuil qui a été franchi."

"Si vous ne me voyez pas plus ému que ça, c'est parce que ça aurait pu être pire... C'est fait pour intimider (...) Même si c'est pénible, il ne faut pas reculer", a-t-il poursuivi. "Si un jour j'ai un mauvais sort, ils seront responsables", a-t-il ajouté sans davantage de précisions. "La bonne réaction est de faire preuve de solidarité humaine et de sang froid. Ils ne me font pas peur."

L'enfarineur présumé s'était présenté peu après les faits devant plusieurs journalistes comme un "souverainiste" qui "ne croi[t] pas au débat", se disant "très énervé". Interrogé sur la violence de son geste, il avait alors évoqué "un geste de contestation, comme beaucoup de gens en font"

Jean-Luc Mélenchon ne portera pas plainte

L'auteur présumé de cet enfarinage et un autre individu ont été interpellés samedi en fin d'après-midi et placés en garde à vue. Ils seront jugés le 7 juillet pour violences sur personne chargée d'une mission de service public et complicité, a appris LCI dimanche auprès du parquet. 

Sur LCI, Jean-Luc Mélenchon a annoncé dimanche qu'il ne porterait pas plainte. "C'est une agression contre un droit constitutionnel, celui de manifester. C'est la raison pour laquelle je ne veux pas porter plainte. J'estime que c'est au procureur de la République, c'est-à-dire à l'Etat, de dire s'il considère que c'est un problème qu'on ne puisse pas manifester sans être agressé". "Si le procureur estime que tout ça n'a pas d'importance (...) le garde des Sceaux en assumera la responsabilité", a-t-il ajouté, prédisant une campagne présidentielle "sale et violente".

Une centaine de manifestations partout en France

Lancée par le député Insoumis Eric Coquerel et le porte-parole de Générations Thomas Portes, la "Marche des libertés" a réuni 37.000 personnes, dont 9.000 personnes dans la capitale, selon les autorités. Les organisateurs ont, eux, comptabilisé 150.000 participants dans le pays, dont 70.000 à Paris.

Elle se voulait était une sorte de grand rattrapage pour les milieux militants de tous secteurs après un an et demi de crise sanitaire qui a compliqué l'organisation de manifestations. Le sujet des libertés s'était imposé de lui-même, aux dires des initiateurs de l'appel. 

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De la CGT à l'Unef côté syndical, d'Attac à Oxfam du côté des ONG, Youth for climate et France nature environnement pour les défenseurs du climat, mais aussi tous les partis de gauche : plus de 100 organisations étaient représentées dans une centaine de villes de France.

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