VIDÉO - "La procrastination, c'est une défense immunitaire face à une société extrêmement rude, un moyen positif de se protéger"

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ATERMOIEMENT - Devoir à rendre, rapport à boucler, facture à payer... et si vous décidiez de tout remettre au lendemain en participant à la 8e Journée mondiale de la procrastination qui a lieu ce dimanche 25 mars ?

Signer le bulletin de notes du petit dernier ? Demain. Remplir la déclaration d'impôt ? Ce week-end. Prendre rendez-vous chez le dentiste ? La semaine prochaine. Réviser pour le bac ? Pendant les vacances. Aller voir sa vieille mère ? Plus tard. Vous vous reconnaissez dans ces questions métaphysiques ? Vous procrastinez ! (la preuve dans la vidéo ci-dessus).


La procrastination (du latin pro qui signifie "en avant" et crastinus qui signifie "du lendemain") consiste simplement à remettre au lendemain ce qui peut être fait aujourd'hui. Une inclinaison naturelle à buller mais qui peut s'exprimer au détriment de l'entourage et générer de lourdes conséquences matérielles. Tout l'inverse du "précrastinateur", bourreau de travail qui tient à terminer une tâche aussi vite que possible même si cela nécessite des efforts conséquents.


Ainsi, être procrastinateur, c'est lutter contre la tyrannie de l’immédiat par l'inertie : "la procrastination, c'est une défense immunitaire face à une société extrêmement rude, un moyen positif de se défendre des assauts du monde contemporain", assure David d'Equainville, instigateur de la Journée de la procrastination. Une journée qui se veut mondiale ("la procrastination est inhérent à toute société" assure t-il en interview).

20 à 30% de la population globale "lourdement procrastinatrice"

La Journée mondiale de la procrastination se révèle donc être l'occasion rêvée pour les professionnels de la procrastination d'appuyer sur la touche pause, un temps de mise à distance, de réflexion. 


Cela étant dit, ne remettez pas à plus tard ce que vous ne pouvez pas remettre à plus tard - en d'autres termes, n'oubliez pas d'aller chercher vos enfants à l'école, de débarrasser la table après le déjeuner ou encore de descendre les poubelles. Autrement, vous n'êtes plus un "retardataire chronique" mais un "suppôt de la lobotomie heureuse".

En tout cas, les procrastinateurs sont nombreux. Selon les allemands Kathrin Passig et Sascha Lobo, auteurs du livre "Demain, c'est bien aussi",  "les activités de procrastination occupent environ un tiers du temps de veille quotidien d'un étudiant". Et 20 à 30% de la population globale est considérée comme "lourdement procrastinatrice".

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