Dépôts sauvages : ex-policier, ce maire de l'Oise n'a rien perdu de ses réflexes d'enquêteur

Dépôts sauvages : ex-policier, ce maire de l'Oise n'a rien perdu de ses réflexes d'enquêteur

INCIVILITÉ - De plus en plus de communes et d’élus traquent eux-mêmes ceux qui jettent des déchets en pleine nature. Une méthode que maitrise le maire de Laigneville, dans l'Oise.

C’est ce qu’on appelle un retour à l’envoyeur. Sur les images visibles dans la vidéo en tête de cet article, dix tonnes de déchets sont déposés dans le jardin d’un contrevenant qui s’en était débarrassés dans la commune. À Laigneville (Oise), c’est Christophe Dietrich, le maire qui mobilise ses équipes en cas de dépôt sauvage. Pour ce faire, l’élu poste régulièrement des vidéos sur les réseaux sociaux.

"Il va s'en tirer avec 4000 euros, sachant qu'on a mobilisé dix bonhommes des services techniques et cinq véhicules pour venir ramener à ce monsieur ce qui lui appartenait", explique l'édile dans l'une de ces publications, en commentant une intervention de ces services.

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L'élu a été policier pendant quinze ans et n’a rien perdu de ses talents d’enquêteur. "Rien ne se perd. Par exemple, ici, vous avez un simple numéro de série, grâce à ça on est remontés jusqu'à l'auteur" du dépôt public, précise l'édile à TF1 en nous présentant un déchet plastique. 

"Là, vous avez une devanture de magasin avec un bout d'enseigne, et grâce à Internet on a réussi à retrouver l'auteur", poursuit-il, avant de résumer : "Même lorsque les gens pensent avoir tout nettoyé, ils laissent quand même des traces. Le crime n'est jamais parfait".

Le nombre de dépôts sauvages a considérablement baissé

La démarche est pour le moins efficace : en six ans, la commune est passée de trois dépôts sauvages par semaine à trois par an. Les habitants que nos journalistes ont interrogés semblent d'ailleurs convaincus de l'utilité de l'initiative. "Pourquoi, pas, s'il n'y a que cette méthode. Et apparemment, on est obligés d'arriver à des solutions extrêmes comme celle-ci", réagit l'une. "Il faut sévir", abonde un autre.

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La réussite du maire de Laigneville a fait des émules et d’autres élus s’inspirent aussi de ses méthodes : vidéosurveillance, enquête et réseaux sociaux. Virginie Garnier, maire de Cauffry, fait partie de ces édiles. 

"Le but n'était pas de faire un buzz, mais que les gens sachent que lorsque vous polluez, vous serez facturé, et que si l'on vous retrouve, vous aurez des pénalités", commente-t-elle. 

Pour rappel, en cas de dépôt sauvage, la loi prévoit une amende de 1500 euros pour les particuliers, et de 75.000 et deux ans d'emprisonnement pour les entreprises. Des peines trop peu souvent appliquées, estiment ces élus, qui préfèrent sanctionner eux-mêmes.

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